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"Il faut les sauver": 90% des pins parasols de Sainte-Maxime envahis par la cochenille-tortue

BFM Var Enzo Hinsinger, avec Juliette Moreau Alvarez
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À Sainte-Maxime, les pins parasols sont presque tous entièrement envahis par les cochenilles-tortues, parasites qui tuent peu à peu les arbres. La municipalité a pris des dispositions pour empêcher leur propagation.

Sainte-Maxime en est envahie. La cochenille-tortue, un insecte parasite originaire d'Amérique, a pris ses quartiers dans les pins parasols de la commune varoise. Résultat, à l'été 2024, 90% de ces arbres sont touchés.

Au jardin botanique des Myrtes, les ravages sont là. L'un des plus grands arbres du parc est également la cible des cochenilles-tortues. "On s'en est aperçu aux alentours de mars/avril", raconte l'adjoint au maire délégué à l'environnement, Maxime Esposito.

Sans action de l'Homme, ces parasites tuent petit à petit les arbres dans lesquels ils s'installent. Alors la municipalité a pris les choses en main. "On a fait des injections (à la base du tronc du pin, ndlr) tous les dix centimètres."

"Ces injections dans l'arbre remontent à travers la sève et vont tuer les cochenilles, car elles se nourrissent de la sève."

"Ces pins-là, ça reste quand même le patrimoine de la Côte d'Azur et de Sainte-Maxime", insiste l'élu municipal. "Les pins parasols, il faut les sauver."

Une propagation d'année en année

Les cochenilles-tortues sont arrivées en France pour la première fois à Saint-Tropez, via l'Italie. Depuis, son expansion s'accroît d'année en année.

"En 2021, nous avions vu l'apparition de la cochenille-tortue due à l'importation d'arbres venus d'Italie", rappelle Thierry Gobino, adjoint au maire délégué aux travaux. "Aujourd'hui, en 2024, on s'est aperçu qu'elle s'est propagée, en passant de ville en ville jusqu'à Sainte-Maxime."

En plus de ces actions sur l'espace public, la municipalité encourage les particuliers à signaler les cochenilles-tortues chez eux, grâce au service Allo mairie. Chaque jour, une dizaine de propriétaires appellent pour avertir de la présence du parasite chez eux.