YouTube bloque la vidéo de candidature d'Eric Zemmour en France

Capture d'écran de la vidéo d'annonce de candidature d'Eric Zemmour - YouTube (Eric Zemmour)
Elle avait provoqué la colère de médias et ayants droit d'œuvres artistiques pour avoir utilisée de nombreux contenus sans autorisation: mise en ligne le 30 novembre 2021, la vidéo de candidature d'Eric Zemmour a finalement été bloquée par YouTube, a relevé le site spécialisé Next INpact. Une information confirmée par YouTube à BFMTV. Dans les faits, la séquence n'est plus accessible depuis la France depuis ce 10 mars au matin, mais reste disponible depuis les autres pays.
Contrefaçon de droits d'auteur
Auprès de BFMTV, YouTube précise que cette suppression est la conséquence directe de la condamnation d'Eric Zemmour pour "contrefaçon de droits d'auteur", le 4 mars dernier.
Peu après la mise en ligne de la vidéo, il avait été poursuivi en justice par des sociétés de production cinématographiques parmi lesquelles Gaumont et EuropaCorp, dont des extraits de films avaient été utilisés dans le clip du candidat.
"Lorsqu'un titulaire de droits d'auteur nous notifie une décision de justice concernant une vidéo qui enfreint ses droits d'auteur, nous suspendons rapidement le contenu conformément à la loi", précise YouTube auprès de BFMTV.
Selon les informations de BFMTV, le titulaire de droits d'auteur ayant notifié YouTube ne figurait pas parmi les parties civiles du procès contre Eric Zemmour, mais a pu s'appuyer sur le jugement.
Comme le rappelle Next INpact, la décision de justice imposait à Eric Zemmour de modifier la vidéo pour en expurger tous les extraits utilisés illégalement, sous sept jours. Ce que le candidat n'a pas fait. La vidéo cumule plus de trois millions de vues à cette heure.
Peu après la décision de justice, l'un des avocats d'Eric Zemmour a annoncé qu'il allait faire appel. Un appel qui n'est toutefois pas suspensif, et qui ne devrait donc pas pousser YouTube à débloquer la vidéo depuis l'Hexagone.
Sans ce blocage, la filiale de Google pourrait par ailleurs être poursuivie en justice par ces mêmes ayants droit, en tant qu'hébergeur ayant pris connaissance de l'existence de contenus illicites sur sa plateforme.