Pour des "dicks pics" envoyées sur Whatsapp, un Britannique condamné à plus d'un an de prison

C'est la première fois au Royaume-Uni qu'une peine d'emprisonnement est prononcée pour cyberflashing, à savoir l'envoi de contenus sexuels non sollicités. Le Britannique de 39 ans Nicholas Hawkes a été condamné par la Southend Crown Court pour avoir envoyé des photos non sollicitées de son pénis en érection à une jeune fille de 15 ans et à une autre femme le 9 février dernier. L'homme originaire de Basildon dans l'Essex vient donc d'être placé en détention pendant 66 semaines - soit plus d'un an et deux mois.
C'est grâce à la victime plus âgée que l'affaire a pu être jugée. Cette dernière a pris des captures d'écran des "dick pick" envoyées par l'homme sur Whatsapp, puis les a signalées à la police. Nicholas Hawkes était déjà enregistré comme "délinquant sexuel" par la justice et a déjà été reconnu coupable pour exhibitionnisme et "activité sexuelle avec un enfant de moins de 16 ans".
Une procédure pénale éclair
Cette condamnation survient moins de deux mois après la promulgation de l'Online Safety Act, un texte visant à garantir plus de sécurité en ligne au Royaume-Uni. Il intègre des mesures visant les internautes qui s'adonnent à l'envoi d'images à caractère sexuel à des inconnus sur les réseaux sociaux, les applications de rencontres, les SMS ou encore via Bluetooth et Airdrop.
"Le cyberflash est un crime grotesque et le fait que nous ayons pu rendre justice rapidement aux deux victimes montre que la nouvelle loi fonctionne", explique les autorités locales à Sky News.
Début février, l'Union européenne a aussi adopté une directive pour "lutter contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique." Parmi les infractions, on évoque notamment le partage non consenti d'images intimes, la cyberprédation, le cyberharcèlement, les discours haineux à caractère misogyne, mais aussi le "cyberflashing".