BFM

Un rapport recommandant la GPA "altruiste" rejeté au Conseil de l'Europe

BFM la rédaction avec AFP
BFM
Téléchargez la nouvelle app BFM

Un rapport recommandant d'autoriser la gestation pour autrui (GPA) "altruiste", c'est-à-dire sans contrepartie financière pour la mère porteuse, a été rejeté mardi au Conseil de l'Europe, a-t-on appris auprès de sa rapporteure. Le texte, discuté devant la Commission des questions sociales et de santé du Conseil, a été refusé à 16 voix contre 14, signe que cette institution "n'est pas encore prête", a commenté son auteure, la sénatrice belge Petra de Sutter.

Le rapport, qui recommandait d'accepter la GPA "altruiste", comme lorsqu'"une soeur veut porter l'enfant de sa soeur", condamnait à l'inverse "la GPA commerciale" et proposait d'établir "un cadre international" sur la question afin d'interdire le "tourisme procréatif", a expliqué Petra de Sutter, gynécologue et cheffe du département de médecine reproductive à l'hôpital universitaire de Gand.

Les législations sur la GPA diffèrent parmi les 47 Etats-membres du Conseil de l'Europe, qui l'interdisent à une grande majorité. Le recours aux mères porteuses est ainsi autorisé, tant qu'elles ne sont pas rémunérées, en Belgique, aux Pays-Bas ou encore au Royaume-Uni. Mais le nombre de GPA "altruistes" reste minime dans ces pays.

L'Ukraine est l'une des principales destinations du tourisme procréatif, avec l'Inde, les Etats-Unis, ou encore le Canada. Des centaines de couples européens s'y rendent chaque année. Mais la question de la filiation des enfants ainsi nés divise largement à leur retour.