Siège de la CFDT vandalisé: Juppé critique une partie des syndicalistes

Alain Juppé lors d'une visite à Mainbervilliers, en Seine-et-Marne. - Martin Bureau - AFP
Interrogé sur Europe 1 sur le fait de savoir s'il sentait monter un niveau de violence, après la dégradation jeudi soir de la façade de la CFDT à Paris, Alain Juppé a répondu: "oui, bien sûr". D’après le maire de Bordeaux, une infime frange d’agents municipaux de la propreté confond malmènent la notion de "syndicalisme" pour la dévoyer.
Du syndicalisme au hooliganisme
"J'ai assisté hier (jeudi ndlr) à des scènes qui sont intolérables" à Bordeaux, a-t-il raconté. "Les touristes sont très nombreux et qu'est-ce qui se passe? Les agents de la propreté, certains, une toute petite minorité, basculent les ordures sur la voie publique!", a-t-il déploré. "Ce n'est plus du syndicalisme, c'est du hooliganisme!", a-t-il protesté. "Nous allons avoir dans quelques instants le conseil de Bordeaux Métropole et un certain nombre de représentants syndicaux nous annoncent qu'ils vont bloquer la séance", a-t-il aussi indiqué.
Le Brexit, un "choc historique"
Invité également à réagir sur la sortie de l'Europe du Royaume-Uni, Alain Juppé a affirmé que "c'est un choc historique pour la Grande Bretagne, d'abord, son peuple est souverain, il a fait son choix, à lui de gérer les défis qu'il va avoir à relever", a-t-il dit, ajoutant: "c'est un choc historique pour nous aussi".
"La plus grosse erreur que nous pourrions faire ce serait de laisser entendre qu'à 27 on peut continuer comme avant", a-t-il estimé. "Il faut écrire une nouvelle page, un nouveau chapitre de l'histoire de l'Europe", a poursuivi cet ancien ministre des Affaires Etrangères. Pour Alain Juppé, "la France a une responsabilité particulière en ce domaine parce que l'idée européenne a toujours été une idée française".












