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PSA : 4 syndicats favorables au projet d'accord, la CGT opposée

BFM La rédaction avec Antoine Perrin
Manifestation des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois devant le siège de Peugeot à Paris.

Manifestation des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois devant le siège de Peugeot à Paris. - -

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Quatre syndicats devraient signer l'accord avec la direction de PSA pour accompagner 8 000 suppressions de postes et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois. Sur RMC, un responsable de la CGT explique pourquoi il est opposé au projet.

Quatre syndicats se sont dits favorables mardi au projet d'accompagnement du plan social de PSA qui prévoit 8 000 suppressions de postes et la fermeture en 2014 de son usine d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. La CFE-CGC, le CFTC, FO et le SIA, syndicat majoritaire à Aulnay-sous-Bois, ont jugé que des avancées positives avaient été faites sur les mesures d'accompagnement, même si deux des organisations ont toutefois précisé que le projet devait être encore soumis à l'approbation des salariés.
« Pour moi, c'est acquis à 99%. La raison l'a emporté sur la passion », a dit Christian Lafaye, de Force ouvrière. Le projet d'accord, qui n'était pas juridiquement indispensable, devra être soumis au vote du comité central d'entreprise. « Il devrait avoir lieu à la mi-avril pour une application du plan début mai », a précisé Christian Lafaye.

« Hors de question de signer »

Mais du côté de la CGT, en revanche, c’est non. Le syndicat estime que le projet ne comporte aucune avancée sur le nombre d’emploi supprimé, ni sur un calendrier des licenciements envisagées et sur la fermeture d’Aulnay, et appelle les salariés à poursuivre la grève.
« Le problème, c’est que nous on n’a pas du tout envie de se faire foutre à la porte comme ça, aucune garantie de poste pour les 2700 salariés d’Aulnay, précise Philippe Julien, secrétaire CGT à Aulnay. C’est pour ça qu’il est hors de question de signer cet accord pour la CGT. Il ne faut pas confondre les syndicats et les salariés : il n’y a jamais eu autant de grévistes sur ces quatre semaines, ça prouve le désaccord profond des salariés face à cet accord ».