Marche des fiertés: des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Paris

Gay pride dans les rues de Paris, le 29 juin 2013 - MARTIN BUREAU / AFP
"Les discriminations au tapis dans le sport comme dans nos vies". Tel était le slogan de la 37e Marche des fiertés qui s'élancera ce samedi aux alentours de 14 heures de la place de la Concorde, à Paris. La parade, organisée chaque année afin de revendiquer l'égalité des droits des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles et transexuelles, a emprunté la rue de Rivoli, en passant près de la pyramide du Louvre, avant de bifurquer sur le boulevard de Sébastopol. Le défilé s'est poursuivi boulevard Saint-Martin avant d'arriver place de la République, point final de la manifestation.
A 16h30, trois minutes de silence ont été observées en hommage aux morts du sida. A la fin du défilé, un grand concert se tiendra jusqu'à 22 heures, avec notamment sur scène le DJ Kiddy Smile, Rag, le collectif gay-queer Gang Bambi, Arnaud Rebotini ou encore Rebeka Warrior.
Cette marche des fiertés LGBT 2018 s'inscrit dans un contexte de regain des tensions homophobes en France. D'après le dernier rapport de SOS Homophobie, les actes anti-LGBT ont en effet augmenté de 4,8% en 2017 par rapport à 2016. Pour assurer la sécurité des manifestants ce samedi dans les rues de la capitale, outre le dispositif prévu par la préfecture de police, plus de 300 bénévoles seront mobilisés pour encadrer le cortège.
Tags homophobes et drapeau déchiré
A l'occasion de cette manifestation, la mairie de Paris avait coloré plusieurs passages piétons avec le drapeau arc-en-ciel dans le quartier du Marais. Mais ces derniers ont été vandalisés à plusieurs reprises cette semaine, conduisant Anne Hidalgo à prendre une décision ferme et symbolique:
"Nous allons rendre permanents les passages piétons arc-en-ciel que nous avons installés dans le Marais", a annoncé l'élue mercredi 27 juin, pointant un "signal résolument positif et bienveillant" et un "message de bienvenue" pour les visiteurs du quartier.
Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, avait de son côté demandé l'installation d'un drapeau multicolore similaire sur la façade du Palais Bourbon, qui a lui aussi été dégradé dans la nuit de vendredi à dimanche par un individu se revendiquant "militant d'extrême droite et anti-LGBT", et qui a été rapidement arrêté après son acte.












