Loi Travail: grève reconduite aux terminaux pétroliers du Havre

Le mouvement de grève a été reconduit à la Compagnie Industrielle Maritime - Charly Triballeau-AFP
La grève du personnel des terminaux pétroliers havrais, qui interrompt l'approvisionnement en brut des raffineries et en kérosène des aéroports parisiens, a été une nouvelle fois reconduite mercredi, cette fois jusqu'à lundi midi, a annoncé la CGT.
Au cours d'une assemblée générale organisée par la centrale cégétiste, syndicat unique de la Compagnie industrielle maritime (CIM), la grève a été reconduite pour cinq jours, jusqu'à lundi midi, par un vote à 90% des quelque 150 salariés présents.
Le mouvement dure depuis une dizaine de jours et a été reconduit deux fois, jusqu'alors pour des durées de 72 heures ou de 48 heures. Cette fois, c'est une durée de 120 heures qui a été choisie.
Des non-grévistes assurent le pompage
Depuis vendredi toutefois, un service minimum, sur injonction du Premier ministre Manuel Valls, est assuré par 17 cadres qui travaillent et dorment sur place depuis le début de la grève. Ces non-grévistes assurent le pompage dans des réservoirs de stockage pour alimenter en brut la raffinerie ExxonMobil de Gravenchon, en kérosène et en gazole les aéroports.
Société peu connue mais d'un intérêt stratégique primordial, la CIM alimente en brut les deux premières raffineries de France, situées dans la région havraise, à savoir la raffinerie Total de Gonfreville-L'Orcher et celle d'ExxonMobil de Port-Jérôme, ainsi que celle de Grandpuits, en Seine-et-Marne, de Total également. Quelque 40% du brut importé par la France passent par les terminaux de la CIM.












