Impôts locaux: mauvaises surprises d'une ville à l'autre !

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Sur l'ensemble de la France, les impôts locaux marquent cette année une hausse modérée. Elle est de 2% pour la taxe d'habitation et de 2.7% pour le foncier bâti. Mais il ne s'agit que d'une moyenne des grandes villes. Car ces chiffres cachent d'importantes disparités d'une commune à une autre.
Taxe d'habitation: mieux vaut habiter Paris que Nîmes
Concernant la taxe d'habitation par exemple, mieux vaut habiter Toulouse (+0.1% d'augmentation) que Marseille ou Angers. La cité phocéenne présente en effet une hausse record de sa fiscalité de 13% par rapport à l'année dernière. Motif: une dette abyssale de 2 milliards d'euros à réduire. A Angers, locataires et propriétaires débourseront, eux, 10% de plus qu'en 2010. La municipalité doit financer l'arrivée du tout nouveau tramway. De même, il fait meilleur habiter à Paris - qui est la ville qui taxe le moins ses contribuables - que Nîmes, où la taxe d'habitation a carrément triplé en un an.
Taxe foncière: Lille plus intéressant que Montpellier
Les différences peuvent également être impressionnantes en matière de taxe foncière. A Rennes, Caen ou Nice, celle-ci accuse par exemple une hausse de 1% sur un an. Loin de l'augmentation de 12% décidée... à Angers encore. De même, être propriétaire à Villeurbanne ou Lille coûtera cette année deux fois et demie moins cher en impôts locaux qu'à Montpellier ou Amiens.
En moyenne, on s'attend néanmoins à une relative stagnation des hausses à compter de l'an prochain. A deux ans des municipales, il est de tradition que les communes lèvent le pied sur la fiscalité locale.












