Auvergne: une invasion de rats taupiers met à mal les cultures

Les rats taupiers sont porteurs de maladies. - Peter Trimming - Wikimedia
Les dégâts ont débuté dès l'automne 2014. Une invasion de rats taupiers a frappé trois des quatre départements auvergnats, si bien qu'un collectif citoyen et militant s'est constitué. L'objectif: se débarrasser de ce petit rongeur qui creuse des galeries et s'attaque aux racines des végétaux. Mettant ainsi en péril les cultures de toute une région.
La prolifération des rats taupiers dans le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Cantal a provoqué des dégâts considérables. Des parcelles cultivées ont été détruites, des prairies ravagées et des pertes financières considérables pour les agriculteurs, liste le journal La Montagne.
Des risques sanitaires
Certains doivent désormais faire le choix de l'anticipation. Comme ils en témoignent dans le quotidien local, des éleveurs préfèrent donner du fourrage à leurs vaches pour "économiser l'herbe des champs". Pour l'heure les banques soutiennent les agriculteurs mais à terme la situation pourrait devenir catastrophique. "Quand on est obligé d’emprunter pour nourrir les bêtes, cela veut dire qu’il n’y a aucun autre investissement et tous les secteurs sont paralysés", se désole un membre du collectif.
Et peu de solutions existent pour lutter contre les rats taupiers. Un arrêté préfectoral préconise notamment le piégeage. "A l'échelle d'un champ, c'est impossible", estiment les agriculteurs, qui rejettent également l'utilisation de phosphure d'hydrogène, habituellement utilisé pour lutter contre les taupes. Enfin, travailler les sols ne ferait que déplacer le problème dans les champs voisins.
Mais ce qui inquiètent également le collectif militant et citoyen, ce sont les risques qui pèsent sur la santé publique. Les rats taupiers sont vecteur de maladies graves comme la listériose, la salmonellose ou leptospirose, une maladie infectieuse qui se traduit par une forte fièvre, des courbatures et parfois une jaunisse. Des infections qui menacent à la fois les élevages mais aussi les populations aux alentours.












