Plus grande, plus lumineuse: les images de la "super lune du tonnerre" de cette nuit du 14 juillet

La "super lune" flamboyante au-dessus de Kramatorsk en Ukraine. - Miguel Medina
"Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie", écrivait Blaise Pascal au moment de scruter des cieux dont Galilée venait tout juste de commencer à dévoiler les secrets. Ces jours-ci, cependant, l'univers s'est révélé bien bavard, et nous a dit de belles choses. Ainsi, après les photos intersidérales du télescope spatial James-Webb, une "super lune" - cette fois visible à l'oeil nu et par le commun des mortels - a illuminé la nuit de mercredi à ce jeudi, à compter de 22h23.
Certes, il s'agissait déjà de la troisième "super lune" de l'année mais celle-ci a paticulièrement ravi les internautes et les photographes comme le montrent les images que ces derniers ont partagés sur les réseaux sociaux.
Une merveille qui s'explique
L'émerveillement ne serait pas complet sans quelques éléments d'explication. Une "super lune" est une lune nous paraissant plus grande et plus lumineuse qu'à l'accoutumée. En l'occurrence, comme l'a précisé ici Ouest France, la lune de la nuit dernière était 14% plus vaste et 30% plus claire que la normale, des statistiques qui en ont fait l'une des plus imposantes depuis 1948, d'après Le Monde.
Il faut en fait y voir la conjonction de deux phénomènes: une pleine lune - montant dans un ciel dégagé de préférence - et une plus grande proximité de l'orbite de notre astre avec la terre.
En effet, la trajectoire lunaire ne décrit pas une boucle parfaite mais un mouvement elliptique. Aussi la distance entre notre satellite et le plancher des vaches varie-t-il, entre 405.000 et 355.000 kilomètres comme nous le soulignions mercredi sur notre plateau. Ainsi, au cours de la nuit dernière, la lune s'est approchée à 357.000 kilomètres de la terre.
Lorsque la lune atteint ce degré de proximité, on dit qu'elle passe à son périgée, d'où le nom scientifique et officiel de l'événement, rappelé ici par Géo: le "périgée-syzygie". Plus simple à l'usage, plus séduisante à l'oreille, c'est cependant l'expression de "super lune" qui s'est imposée. Elle dérive du vocabulaire de l'astrologue américain Richard Nolle, qui a parlé de "supermoon" dès 1979.
La "super lune" n'étant pas un rendez-vous si rare - cette troisième édition de 2022 s'apprête à être suivie d'une quatrième le 11 août prochain -, chacune reçoit un surnom, lié à sa teinte ou au moment où elle survient. Après la "super lune de sang", la "super lune des fraises", c'était cette fois l'heure de la "super lune du tonnerre", clin d'oeil foudroyant à un mois de juillet, qui est l'un des plus chauds et surtout des plus instables de l'année de par ses orages.
Du ciel à Avignon
Heureusement, la météo était toutefois au beau fixe la nuit dernière et a permis aux curieux d'en profiter dans des conditions optimales, comme le prouvent les quelques clichés ci-dessous.
Rayonnante, la "super lune" s'est montrée à certains au milieu d'un halo bleuté.
Elle a aussi éclairé la nuit du Festival d'Avignon, trônant au-dessus du Palais des Papes.
Jusqu'à l'aube
Encore visible à l'aube, elle a accompagné les plus matinaux sur la route du travail ce jeudi.
Vue d'ailleurs
Bien sûr, la "super lune" n'est pas une exclusivité française, et cette spectaculaire photo ci-dessous a été prise à Positano, sur la côte amalfitaine, dans le sud de l'Italie.
Au cours de son voyage, la "super lune" a aussi croisé sous de toutes autres latitudes, et on l'a vue par exemple, ici, au-dessus de Guangzhou, en Chine.
Elle a encore blanchi la nuit de Dubaï, a relevé ce photographe de l'AFP.

Une "super lune" très 14-juillet
Mais une actualité chasse l'autre. Comme l'a illustré l'instantané de notre journaliste Roselyne Dubois, cette "super lune" a même baigné de sa lumière les derniers préparatifs du 126e régiment d'infanterie avant son défilé sur les Champs-Elysées à l'occasion de ce 14-juillet.
Une parade militaire qui s'annonce elle aussi impressionnante bien que plus terre à terre.











