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Coronavirus: l'infographie qui résume l'intérêt du confinement pour limiter la propagation d'une épidémie

BFM Hugo Septier
Une infographie du "Washington Post", datée de mars 2020, qui montre la propagation d'un virus avec ou sans mesure de confinement.

Une infographie du "Washington Post", datée de mars 2020, qui montre la propagation d'un virus avec ou sans mesure de confinement. - Washington Post

Depuis plusieurs jours, les autorités sanitaires françaises, mais également européennes, exigent que les déplacements soient réduits à leur strict minimum. Une stratégie qui pourrait s'avérer payante?

Dans une séquence devenue virale, le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, expliquait la semaine passée que l'objectif du gouvernement était de "retarder le pic épidémique" et de "faire baisser le volumes des malades" du coronavirus. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des cas de malades en Europe et en France, les autorités sanitaires ont pris des mesures drastiques de confinement, dont la fermeture des commerces "non indispensables" et l'encouragement du télétravail.

Mais en quoi rester chez soi peut-il efficace pour endiguer une épidémie? Le Washington Post a modélisé plusieurs scénarios pour simuler les effets d'une quarantaine durant une pandémie, solution déjà utilisée en Italie ou en Espagne, mais pas encore en France. Pour ce, les journalistes ont créé une maladie imaginaire, la simulitis, qui se propage dans la population de la même manière que pourrait le fait le coronavirus Covid-19.

Les effets réels du confinement

Dans cette simulation sont testées les différentes stratégies pouvant être mises en place afin de ralentir la progression de la maladie. Dans un premier temps, il est envisagé une quarantaine forcée d'un ensemble de population, comme cela avait été fait à Wuhan, épicentre du coronavirus, au début de l'épidémie. Si cette possibilité semble fonctionner au premier abord, elle parait trop contraignante a mettre en place, en particulier pour les personnes qui travaillent à l'extérieur.

Vient alors la solution du confinement. Pour ce faire, le Washington Post a utilisé deux hypothèses: celle du confinement des trois quarts de la population, et celle du confinement de 7/8e de la population.

Et les résultats sont probants. Dans les deux cas, les points qui représentent les personnes infectées se déplacent moins vite, et moins loin, ce qui empêche la maladie de se diffuser trop rapidement et permet une meilleure prise en charge des malades. La courbe de la propagation est bien plus faible que celle que nous connaissons actuellement.

Coronavirus: des animations montrent comment quarantaines et confinements fonctionnent
Coronavirus: des animations montrent comment quarantaines et confinements fonctionnent © Washington Post

De la théorie à la pratique

Pour autant, les journalistes en charge de ces travaux préviennent, la maladie imaginaire créée pour l'occasion ne peut être comparée au Covid-19 et les solutions proposées ne sont que théoriques. 

Malgré tout, comme l'a encore répété ce lundi matin le Directeur général de la santé Jérôme Salomon, rester au maximum chez soi et limiter ses déplacements devient une prérogative importante pour faire reculer la maladie et surtout, ne pas mettre autrui en danger.

"Beaucoup de gens n'ont pas compris qu'il faut rester à domicile, cette faible adhésion (aux consignes) fait qu'on n'arrive pas à freiner l'épidémie", s'inquiète le ministre", a-t-il conclu.