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Champignons: l'Anses appelle à la prudence après des cas d'intoxication en forte hausse

BFM Hugo Roux
Météo d'automne cet été: les champignons sont en avance, les intoxications aussi (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Météo d'automne cet été: les champignons sont en avance, les intoxications aussi (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Philippe HUGUEN

Depuis le début de la saison, en juillet dernier, les centres médicaux pointent une augmentation importante des incidents liés à la consommation de champignons sauvages, et particulièrement au cours des deux dernières semaines.

Prudence pour les cueilleurs de champignons. Ce dimanche, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) s'inquiète d'une forte hausse des cas d'intoxications: depuis le 1er juillet 2021, les centres antipoison (CAP) ont enregistré près de 1000 cas. En comparaison, 1300 personnes avaient été intoxiquées, dont 29 cas graves, durant la période entre les mois de juillet et décembre 2020.

A la fin du mois d'août, l'agence gouvernementale déplorait déjà la mort de trois personnes à la suite de l'ingestion de champignons non comestibles. Ces mêmes centres ont depuis signalé une accélération du nombre d'intoxications au cours des deux dernières semaines.

Appel à la vigilance

Face à ce bilan, l'Anses appelle à la vigilance sur la toxicité de certains spécimens présents dans les sols forestiers français. Car la majorité de ces cas d'intoxication répertoriés est liée à des champignons cueillis en pleine nature. Plus rarement, l'intoxication est due à un champignon comestible, mais ingéré en mauvais état ou mal cuit.

L'agence gouvernementale conseille de prêter une grande attention aux spécimens récoltés, dont il faut avoir une connaissance approfondie. Le risque tient en effet à la grande ressemblance entre certaines espèces comestibles et toxiques. D'autre part, elle incite de prélever uniquement les spécimens en bon état et de ne jamais consommer des champignons sauvages crus. L'ensemble des recommandations de l'Anses sont à retrouver ici.

Des gestes à adopter en cas d'intoxication

Les symptômes observés chez les personnes intoxiquées étaient essentiellement digestifs, à l'instar de douleurs abdominales, de nausée, de vomissement ou de diarrhée. Le délai d'apparition de ces symptômes est variable, pouvant durer quelques heures après l'ingestion ou dépasser un délai de 12 heures. L'agence décrit que "l'état de la personne intoxiquée peut s'aggraver rapidement".

Si l'hypothèse d'une intoxication après la consommation d'un champignon se vérifie, l'Anses recommande de photographier la cueillette avant cuisson, en prenant le soin de séparer les espèces. Les clichés pourront servir aux toxicologues des CAP afin d'identifier la source de l'intoxication et lui répondre par un traitement adapté.

En cas de détresse vitale: perte de connaissance, détresse respiratoire... Vous pouvez contacter le 15, le 112 ou le 114 (SMS pour les personnes sourdes et malentendantes).

Numéros des Centres antipoison :

Angers 02.41.48.21.21; Marseille 04.91.75.25.25; Bordeaux 05.56.96.40.80; Nancy 03.83.22.50.50; Lille 08.00.59.59.59; Paris 01.40.05.48.48; Lyon 04.72.11.69.11; Toulouse 05.61.77.74.47.