La suspension des allocations pour absentéisme supprimée par le Sénat

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Le Sénat a voté jeudi la suppression de la loi très contestée d'Eric Ciotti (UMP) destinée à lutter contre l'absentéisme scolaire notamment par la suspension des allocations familiales.
Mis en place en janvier 2011, le dispositif prévoit en cas d'absentéisme trop fréquent et non justifié, après une convocation des parents et un avertissement, que l'inspection d'académie puisse exiger de la Caisse d'allocations familiales (CAF) la suspension partielle des allocations.
Jeudi, l'ensemble de la gauche a voté en faveur de la proposition de loi (PPL) socialiste prévoyant sa suppression, les sénateurs UMP et centristes, sauf un, contre. La PPL doit encore recevoir l'aval de l'Assemblée nationale.
La droite crie au "dogmatisme"
La droite a aussitôt dénoncé le "dogmatisme" de la gauche. "Se priver de ce mécanisme par pur dogmatisme relève de la démagogie et constitue une faute politique et morale extrêmement grave que je déplore", a déclaré l'ancien Premier ministre François Fillon dans un communiqué.
"L'actuel gouvernement pose une nouvelle pierre sur l'autel de l'anti-sarkozysme primaire: supprimer une loi qui fonctionne parce qu'elle a été adoptée par la précédente majorité est totalement irresponsable", a accusé pour sa part Eric Ciotti.
Pour la ministre chargée de la réussite éducative, George Pau-Langevin, le dispositif a fait la preuve de son "inefficacité": alors qu'il y a 12 millions d'élèves en France, a-t-elle souligné devant le Sénat, 619 suppressions d'allocations ont été effectuées pour l'année scolaire 2011-2012, dont 142 seulement ont été rétablies. "A 77%, le dispositif est inefficace car l'enfant ne retourne pas à l'école", a-t-elle ajouté.











