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Michel Onfray se justifie sur sa lettre jugée homophobe

BFM A.L.
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Accusé de tenir des propos homophobes dans sa lettre ouverte au président de la République, le philosophe défend un écrit cynique et satirique.

"Je parle d’une photo et on m’accuse d’homophobie. Pourquoi les philosophes n’auraient-ils pas le droit à la satire?" Sur le plateau de BFMTV Michel Onfray se défend ce dimanche d'avoir tenu des propos homophobes dans sa lettre ouverte au président de la République. Son texte, censé dénoncer les errances de l'exécutif - affaire Benalla, nomination de Philippe Besson et levée de fonds à Las Vegas - a suscité un tollé, accusant l'auteur d'attaquer Emmanuel Macron sur une homosexualité supposée. 

Mais pour le philosophe, il n'en est rien. "C’est de l’humour, j'ai simplement philosophé sur ce doigt d’honneur de manière cynique et sarcastique", explique Michel Onfray. "Libre à vous de ne pas trouver ça drôle", lance-t-il, affirmant qu'il n'y a aucune vulgarité dans sa lettre. 

Tradition pamphlétaire

Pour écrire sa diatribe, le polémiste s'est appuyé sur le cliché d'Emmanuel Macron à Saint-Martin, photographié au côté d'un jeune homme torse nu adressant un doigt d'honneur à l'objectif. "Mon Chéri, je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression…", écrit Michel Onfray qui prétend s'inscrire dans la tradition pamphlétaire française.