Menacé d'invalidation, Jean-Paul Huchon promet des représailles

Le président socialiste de l'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, dont l'élection est menacée d'invalidation, s'est dit mercredi victime d'une opération politique de l'UMP et a promis des représailles s'il perdait son mandat. /Photo prise le 14 mars 2010/REUTE - -
PARIS (Reuters) - Le président socialiste de l'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, dont l'élection est menacée d'invalidation, s'est dit mercredi victime d'une opération politique de l'UMP et a promis des représailles s'il perdait son mandat.
Le "rapporteur public", un magistrat indépendant, a requis devant le Conseil d'Etat la semaine dernière l'annulation de sa réélection aux régionales en mars et une inéligibilité d'un an, en raison d'une campagne de promotion pour les transports financée sur fonds publics pendant la campagne et jugée politique.
Jean-Paul Huchon a averti sur France info que le Parti socialiste demanderait l'annulation d'élections sur le même fondement contre ses adversaires si le Conseil d'Etat, qui doit statuer dans les prochains jours, venait à le priver de son mandat.
"Nous ne sommes pas là pour prendre une claque et ne rien rendre", a dit l'élu socialiste.
"Je suis attaqué par un recours déposé par l'UMP contre une élection que j'ai gagnée à 57%, avec 400.000 voix d'écart. La droite ne m'a pas battu dans les urnes, (...) et aujourd'hui on veut m'abattre à travers une procédure", a-t-il ajouté.
Le PS, qui soutient ce proche de Dominique Strauss-Kahn, estime que la campagne de promotion pour les transports franciliens n'appuyait pas la campagne Huchon car elle était menée chaque année depuis cinq ans.
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, adversaire malheureuse de Jean-Paul Huchon aux régionales, a de son côté déclaré sur RTL que le militant UMP à l'origine du recours avait agi au nom du parti.
"C'est une question d'éthique", a-t-elle dit, assurant qu'au nom du même principe, elle aurait déposé elle-même dans le passé, s'il l'avait fallu, des recours contre Jacques Chirac.
"Je rappelle que quand les socialistes avaient déposé des recours sur les emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est un militant socialiste qui l'avait déposé et s'il ne l'avait pas fait, je l'aurais fait moi-même", a-t-elle dit.
Thierry Lévêque, édité par Clément Guillou












