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Pour Bruno Retailleau, Emmanuel Macron "s'est couché" face aux zadistes

BFM A.L.M.
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Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et conseiller régional des Pays de la Loire, était ce jeudi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. Le chef de file des sénateurs Les Républicains s'est toujours battu pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, Bruno Retailleau estime que la capitulation (l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, NDLR), c'est la victoire des zadistes donc la victoire de la violence". Le sénateur de Vendée n'oubliera pas cette journée de mercredi, après l'annonce du gouvernement: "Il fallait voir les images des zadistes hier, en liesse, débouchant le champagne, ils étaient heureux et les élus étaient atterrés. C'est donc une dissymétrie terrible".

"C'est un tournant" pour Macron

En définitive, croit-il, "la violence a payé. C'est le renoncement d'Emmanuel Macron: j'étais à quelques mètres de lui le 6 avril quand il avait dit: 'je respecterai le verdict des urnes et j'évacuerai'. Il se renie".

"Je pense que c'est un tournant", prédit Bruno Retailleau. "Jusqu'à présent, tout était simple pour lui. Premier test grandeur nature, premier échec en matière d'autorité de l'Etat. L'abandon c'est l'Ouest: on est au bout du bout de l'Europe, on vit dans une époque de mobilité, et on sait qu'on n'aura plus à l'avenir de projet de grand aéroport".

La victoire des "anarcho-violents"

Quant à la perspective d'une évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, "les zadistes ont gagné sur toute la ligne", juge Bruno Retailleau. "L'Ouest n'aura pas d'aéroport pour le siècle à venir, et ils n'évacueront pas. Il y a trois routes, ils vont pousser quelques plots, rien. Ca va faire de belles images, et ces images-là, c'est la scénographie du gouvernement, devraient illustrer l'autorité, les muscles de monsieur Macron".

"Il n'y aucun mérite à prendre une décision qui donne l'avantage à ceux qui s'opposent au droit, au verdict des urnes. Il n'y a pas d'apaisement à renforcer ceux qui font du chantage à la violence. On leur a donné le dernier mot". Après l'annonce de la décision ce mercredi, "il n'y a pas d'évacuation", déplore Bruno Retailleau. "On leur donne jusqu'au printemps, mais vous verrez".

"Le président de la République en marche s'est couché", conclut le conseiller régional des Pays de la Loire. "Il veut incarner l'autorité de l'Etat. Là, il vient de ruiner l'autorité de l'Etat, puisqu'il désigne victorieux ceux qui luttent contre l'autorité de l'Etat, les anarcho-violents".