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Alain Juppé ne veut pas "jouer les chochottes"

BFM Florian Huvier
Alain Juppé sur le plateau de TF1, le 23 novembre 2016.

Alain Juppé sur le plateau de TF1, le 23 novembre 2016. - Lionel Bonaventure - AFP

Alain Juppé a déclaré ne pas vouloir "entretenir les polémiques", notamment sur l'avortement et le rôle des femmes, et assure ne pas vouloir "jouer les chochottes".

A la veille du débat de l'entre-deux tours de la primaire à droite, Alain Juppé a cherché à calmer le jeu ce mercredi sur le plateau de TF1. Le maire de Bordeaux s'en est pourtant pris à plusieurs reprises aux positions de François Fillon cette semaine.

Il a répété que ses sorties sur l'avortement n'étaient pas une attaque personnelle à l'égard de son adversaire, mais qu'il demandait simplement une "clarification" à l'ancien Premier ministre.

"François Fillon m'a répondu, en disant qu'à titre personnel il était contre, mais qu'en tant que chef de l'Etat il n'y porterait pas atteinte. Je ne l'ai jamais accusé de vouloir remettre en cause l'IVG. Je lui ai demandé de clarifier sa position", a déclaré Alain Juppé, assurant qu'il continuerait sur cette voie concernant d'autres questions, celles de santé notamment.

"Il ne faut pas avoir l'épiderme trop sensible"

Lundi, le maire de Bordeaux avait dénoncé la vision "extrêmement traditionaliste, pour ne pas dire un petit peu rétrograde sur le rôle des femmes, sur la famille, (…)" de son adversaire. Interrogé à ce sujet, il a estimé qu'il n'avait pas à "entretenir cette polémique".

"Il ne faut pas avoir l'épiderme trop sensible et jouer les chochottes. Pendant le premier tour, j'ai été accusé d'être trop mou. Je dis aujourd'hui que François Fillon est trop dur, ça fait match nul", a-t-il lancé.

Alain Juppé, évoquant son passé politique avec François Fillon, a expliqué avoir à son égard "de l'estime et de l'amitié", ce qui ne l'empêchera pas "de dire des choses qui lui sont désagréables". "Moi aussi, j'ai reçu plein de 'scuds' pendant cette campagne, et parfois des campagnes absolument dégueulasses", a-t-il rappelé.

"La dynamique pour celui qui gagnera sera dominante"

A aucun moment, un discours parfois tendu entre les deux candidats n'empêchera pas la droite de s'unir derrière le vainqueur de la primaire, assure Alain Juppé.

"Avant le premier tour, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont assez crêpés le chignon, mais le soir des résultats ils se sont immédiatement réconciliés", a-t-il rappelé, estimant que "la dynamique pour celui qui gagnera sera dominante".

Une dynamique qui ne lui est pour le moment pas favorable. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 69% des sympathisants de droite et du centre considèrent que Fillon a le plus de chances d'être élu président de la République, contre seulement 28% pour Alain Juppé.