Le président de la communauté urbaine de Marseille ressort libre

Eugène Caselli, président de la communauté urbaine de Marseille, est sorti de garde à vue jeudi sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre lui. Il avait été interpellé mercredi dans le cadre de l'enquête sur des marchés publics frauduleux autour de la - -
MARSEILLE (Reuters) - Le président socialiste de la communauté urbaine de Marseille, interrogé depuis mercredi, a été relâché jeudi sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre dans l'enquête sur des marchés publics présumés frauduleux, a-t-on appris de source judiciaire.
Un ancien directeur de la communauté urbaine, un avocat en charge des dossiers de l'institution et un entrepreneur de la région, ont également été remis en liberté.
"Je suis libre et serein", a dit Eugène Caselli.
"Les questions qui m'ont été posées ont porté sur des faits réels ou supposés à l'intérieur de la communauté urbaine", a-t-il déclaré à la presse.
"J'ai répondu en donnant ma vision des choses et en disant ce que j'ai fait."
De source proche du dossier, le juge pourrait convoquer de nouveau les quatre personnes afin d'organiser une confrontation générale.
Eugène Caselli a été entendu dans le cadre de l'information judiciaire contre X ouverte en avril 2009 par le parquet de Marseille pour "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, trafic d'influence et détournement de fonds publics".
Les enquêteurs se sont notamment intéressés aux liens qu'il entretenait avec l'homme d'affaires Alexandre Guérini, incarcéré depuis le 1er décembre dans le cadre de cette affaire.
"Je ne suis le rempart de personne", a dit Eugène Caselli.
Les enquêteurs soupçonnent le frère de Jean-Noël Guérini, l'homme fort du Parti socialiste local, d'avoir eu un "rôle central" dans la mise en place d'un système occulte de surfacturation et de trafic d'influence dans l'attribution de certains marchés publics dans la région.
Une dizaine de personnes, dont le président communiste de la communauté d'agglomération d'Aubagne, ont été mises en examen dans ce dossier, notamment pour des faits de détournement de fonds, d'abus de biens sociaux, de trafic d'influence et de corruption passive.
Jean-François Rosnoblet, édité par Clément Guillou












