Remaniement: forces et faiblesses des prétendants à Matignon

L'équipe gouvernementale en place devrait sensiblement être modifiée au lendemain des municipales. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE
Il semble désormais acquis qu'un remaniement ministériel interviendra peu de temps après les élections municipales. Reste à savoir si François Hollande décidera de maintenir Jean-Marc Ayrault en poste à la tête d'un gouvernement resserré, ou s'il préfèrera changer le locataire de Matignon. Quoiqu'il arrive, une liste de candidats potentiels se dégage, chacun possèdant ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Revue d'effectifs.
> JEAN-MARC AYRAULT
#Ses forces: sa loyauté à l'égard de François Hollande, qui apprécie sa droiture et son absence d'ambition pour l'Elysée. Mais aussi sa relation de confiance avec toutes les composantes de la majorité. les écologistes compris. Mais aussi sa capacité à encaisser les coups, ce qui peut inciter François Hollande à l'user jusqu'à 2015. Enfin, il a participé en première ligne à l'élaboration du pacte de responsabilité, considéré commme un tournant du quinquennat.
#Ses faiblesses: son impopularité record qui plombe sa capacité à porter des réformes. Le tout sur fond de défiance de la part de poids lourds de la majorité, comme Arnaud Montebourg. En outre, son manque de charisme et de qualités oratoires mine sa crédibilité de chef de la majorité
> MANUEL VALLS
#Ses forces: le ministre de l'Intérieur est populaire, même s'il a perdu quelques points au moment de l'affaire Dieudonné. Et il a l'avantage de connaître Matignon, ayant été conseiller en communication de Lionel Jospin de 1997 à 2002. Cerise sur le gateau, il possède la confiance du chef de l'Etat depuis qu'il a dirigé avec efficacité sa communication durant la campagne de 2012.
#Ses faiblesses: ses mauvais rapports avec les écologistes, ainsi qu'avec quelques membres de l'aile gauche du PS. Cécile Duflot (EELV), avec qui il s'était accroché au sujet des Roms, aurait ainsi fait savoir qu'elle ne serait pas ministre d'un gouvernement qu'il dirigerait. Autre problème: s'il réussissait à Matignon, Manuel Valls risquerait de faire de l'ombre à François Hollande, en vue de 2017. Enfin, le ministre de l'Intérieur ne souhaiterait pas quitter son poste actuel où il n'a pas obtenu depuis 2012 de résultats spectaculaires.
> LAURENT FABIUS
#Ses forces: longtemps mal-aimé des Français, Laurent Fabius figure désormais parmi les personnalités politiques les plus populaires, et son expérience rassure dans une majorité souvent critiquée pour son amateurisme et ses dysfonctionnements. De plus, il est en phase avec les orientations économiques du quinquennat, notamment la nécessité d'améliorer la compétitivité de la France. Néanmoins, fer de lance du "non" en 2005, il a aussi la confiance de l'aile gauche de la majorité.
#Ses faiblesses: il a déjà occupé le poste de Premier ministre... il y a 30 ans. Incarner un renouvellement dans ces conditions s'avérerait compliqué. D'autant que Laurent Fabius serait peu enclin à quitter le Quai d'Orsay où il gère, de concert avec le chef de l'Etat, les dossiers internationaux.
> BERTRAND DELANOË
#Ses forces: il quittera la mairie de Paris après 13 ans de mandat, avec une popularité au beau fixe. Il sait, en outre, faire preuve de grande autorité, ce qui a manqué depuis deux ans à Matignon. Enfin, la surprise que constituerait sa nomination pourrait redonner de l'élan à une majorité déjà essoufflée après deux ans aux commandes.
#Ses faiblesses: son caractère éruptif pourrait se révéler incompatible avec le fonctionnement du chef de l'Etat, qui déteste les conflits et les éclats de voix. Et son absence totale d'expérience gouvernementale pourrait être un handicap, même si François Hollande et Jean-Marc Ayrault étaient dans la même situation en 2012.
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