BFM

Fabius appelle l'Iran à "saisir l'opportunité d'un accord" sur le nucléaire

BFM A. Dt. avec AFP
Le ministre des Affaires étrangères a demandé à l'Iran de "saisir l'opppotunité" présentée à Vienne sur le nucléaire (photo d'illustration).

Le ministre des Affaires étrangères a demandé à l'Iran de "saisir l'opppotunité" présentée à Vienne sur le nucléaire (photo d'illustration). - Tobias Schwarz - AFP

Téléchargez la nouvelle application BFM
Laurent Fabius a appelé vendredi l'Iran "à se saisir de l'opportunité" présentée à Vienne pour un accord sur son programme nucléaire. Mais les négociations se sont emballées lors de ce sommet.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a invité vendredi l'Iran à "se saisir de l'opportunité" présentée à Vienne pour un accord mettant fin à la controverse sur son programme nucléaire.

"Je suis ici pour rechercher un bon accord qui soit utile à la sécurité et à la paix (...) et nous espérons que l'Iran saura saisir cette opportunité", a déclaré Laurent Fabius à son arrivée dans la capitale autrichienne, où la négociation entre dans sa dernière ligne droite.

Le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, a déclaré de son côté que l'Iran aurait "énormément à gagner" de la conclusion d'un accord nucléaire. Un point sur lequel son homologue russe, Sergueï Lavrov, le rejoint. Ce dernier a affirmé vendredi que "tous les éléments sont sur la table et il est désormais du ressort des diplomates de les agencer correctement".

Deux divergences majeures

Après de longs mois de négociation intensive sur le programme nucléaire iranien, les positions paraissaient vendredi s'être rapprochées sur de nombreux points. Mais deux divergences majeures subsistaient entre l'Iran et les pays du "5+1" (Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni et Allemagne), qui se sont donnés jusqu'à lundi 24 novembre pour conclure un accord.

Les "5+1" souhaitent que la République islamique réduise fortement sa capacité d'enrichissement d'uranium, afin de limiter le risque qu'elle puisse se doter de l'arme atomique. L'Iran exige en revanche de conserver, et même d'amplifier cette capacité, dont le pays dit avoir besoin pour alimenter ses futures centrales nucléaires.

Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranien, pourrait désormais retourner à Téhéran pour des consultations, le reste de la délégation iranienne restant à Vienne. John Kerry, son homologue américain, va de son côté s'entretenir dans la soirée à Paris avec les chefs de la diplomatie européens.