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Européennes: le refus de Dupont-Aignan "pas définitif" selon Le Pen

BFM M. F. avec AFP
Marine Le Pen vendredi 1er juin 2018, jour du changement de nom du "Front national" en "Rassemblement national"

Marine Le Pen vendredi 1er juin 2018, jour du changement de nom du "Front national" en "Rassemblement national" - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK, AFP

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Nicolas Dupont-Aignan a refusé dimanche la main tendue de Marine Le Pen pour une liste commune en vue des élections européennes de 2019.

La présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen a assuré ce lundi que les propos du président de Debout la France Nicolas-Dupont-Aignan, qui refuse sa proposition de liste commune aux prochaines élections européennes, n'étaient pas "définitifs".

"Une crainte" de Dupont-Aignant

"La question avec Nicolas Dupont-Aignan est une alliance, une alliance entre deux mouvements qui se sont retrouvés à l'élection présidentielle et qui (...) partagent, il faut le dire, le même constat et le même projet sur son rejet de l'UE", a déclaré la députée du Pas-de-Calais sur France Bleu Nord.

"Je ne crois pas d'ailleurs que les propos de Nicolas Dupont-Aignan soient définitifs. Je ressens de sa part une crainte, en quelque sorte, d'être absorbé dans le mouvement Rassemblement national", a-t-elle ajouté.

Une proposition " pas du tout à la hauteur"

"Ca n'est pas mon objectif", a insisté Marine Le Pen. "J'envisage véritablement ce départ commun aux élections comme la capacité de terminer la recomposition de la vie politique que nous avons théorisée, qu'Emmanuel Macron a enfourchée, pour pouvoir arriver en tête des élections européennes".

Dans une lettre ouverte datée de jeudi, la finaliste de la présidentielle 2017 affirme avoir proposé à son homologue souverainiste de figurer "aux deux dernières places" d'une liste commune aux européennes, en suggérant "de (se) rencontrer" pour travailler à l'élaboration d'une "charte commune". Une proposition, qui, "même si ça part peut-être d'une bonne intention, n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu historique qui est devant nous", selon Nicolas Dupont-Aignan.