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Enquête sur les marchés publics en Midi-Pyrénées: le Conseil régional perquisitionné

BFM M. T. avec AFP
Façade du Conseil régional de Midi-Pyrénées, à Toulouse.

Façade du Conseil régional de Midi-Pyrénées, à Toulouse. - Google Street View

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Deux sociétés détenues par des proches de Kader Arif, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, auraient engrangé pour 2 millions d'euros de contrats de la Région.

La police judiciaire de Toulouse a perquisitionné vendredi les locaux du Conseil régional de Midi-Pyrénées, dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics de la Région attribués à des proches parents du secrétaire d'Etat Kader Arif.

Les enquêteurs s'intéressent à des contrats passés entre la Région et une société spécialisée dans l'événementiel, appartenant à des proches parents du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants. Ils ont de ce fait consulté des documents dans les services administratifs du Conseil régional.

Un "signalement" des élus d'opposition

L'affaire a éclaté lundi dernier, quand des élus du groupe d'opposition au sein du Conseil régional ont déposé un "signalement" sur des "anomalies dans les relations contractuelles existant entre la Région et certaines sociétés", a expliqué mercredi Michel Valet, le procureur de la République à Toulouse.

Ce même jour, deux conseillers régionaux UMP ont détaillé devant la presse le fruit de recherches de plusieurs mois sur ces marchés liant la Région Midi-Pyrénées à deux sociétés appartenant à des membres de la famille de Kader Arif. Spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics, celles-ci auraient engrangé depuis 2008 environ 2 millions d'euros de contrats de la Région, dirigée par le socialiste Martin Malvy. Les élus se demandent donc si ces deux sociétés ont pu bénéficier de favoritisme.

Une enquête préliminaire ouverte

La Région a fermement démenti toute malversation dans ces marchés, et menacé de poursuites "toute insinuation" suggérant "le moindre favoritisme". Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête préliminaire, tout en appelant à la prudence: "On est dans une dénonciation circonstanciée de certains faits. J'ai le devoir de vérifier ce qu'il en est", a souligné Michel Valet.