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"En France, on emmerde ceux qui travaillent"

BFM Karine Lambin
Pour Manuel Valls, Gérard Filoche "ne mérite pas" de rester au PS.

Pour Manuel Valls, Gérard Filoche "ne mérite pas" de rester au PS. - Eric Feferberg - AFP

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ARENE PARLEMENTAIRE – Hommages à Christophe de Margerie, tollé des propos de Gérard Filoche et nouvelle passe d'arme sur la famille... On vous résume la séance des questions au gouvernement de ce mardi 14 octobre.

Les questions au gouvernement se transforment parfois en théâtre où s'enchaînent petites phrases bien préparées et répliques assassines, que ce soit au sein de l'Hémicycle, dans les couloirs du Palais-Bourbon ou sur les réseaux sociaux.

BFMTV.com vous résume la séance de ce mardi.

# Nouvelle passe d'armes sur les familles

Manuel Valls a reproché mardi à l'opposition de mener une "fausse polémique" au sujet de la modulation des allocations familiales pour les revenus élevés, dont l'examen débute à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de Budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Il répondait au député UMP Philipppe Coche qui accusait le gouvernement de "famillophobie", dénonçant "une tricherie et un scandale", en rappelant le volte-face de François Hollande sur le sujet.

"Je regrette que ceux qui, dans l'opposition, étaient hier favorables à de telles évolutions les contestent aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre. "Je pense à Alain Juppé, je pense à Bruno Le Maire, je pense à Luc Chatel, qui envisageaient la fiscalisation des allocations familiales, ou encore Xavier Bertrand qui s'est déclaré favorable à la mise sous condition de ressources de ces allocations", a ajouté le chef du gouvernement.

# Pour Valls, Filoche "ne mérite pas" de rester au PS

Jean-Charles de Taugourdeau a qualifié mes tweets de Gérard Filoche sur la mort de Christophe de Margerie d'"insupportables et inadmissibles". Dans une question fourre-tout, le député UMP a regretté qu'en "France on emmerde ceux qui travaillent".

Manuel Valls a ensuite regretté les "propos insoutenables" de l'ancien inspecteur du travail PS et ajouté que ceux qui tenaient de tels propos ne méritaient pas d'appartenir à sa formation politique.

"Face à un homme, quel qu'il soit, quel que soit son parcours, quels que soient les désaccords, qui meurt dans ces conditions tragiques -et nous avons une pensée pour (l')épouse (de Christophe de Margerie), ses enfants, sa mère, ses proches, pour tous les salariés de Total qui sont particulièrement touchés- il n'y a qu'un seul mot, c'est la dignité", a souligné le Premier ministre vivement applaudi par la quasi-totalité de l'hémicycle et salué par des parlementaires de droite sur Twitter.

# Disparition d'un "grand capitaine d'industrie"

Le patron de Total décédé mardi matin a eu les hommages de parlementaires et de ministres. Le député PS David Habib a fait part de son "émotion" et de sa "gratitude".

Le ministre de l'Economie a dépeint "un grand capitaine d'industrie et ne grand dirigeant". "Nous avons perdu un grand dirigeant", a également déclaré Emmanuel Macron.

"Christophe de Margerie était pour beaucoup d'entre nous un ami", a enfin ajouté Manuel Valls.