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Emmanuel Macron juge le débat sur l'exécution provisoire des peines "légitime" après l'incarcération de Nicolas Sarkozy

BFM Camille Dubuffet
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Interrogé sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron a estimé, ce mardi 21 octobre depuis la Slovénie, que le débat sur l'exécution provisoire des peines en France était "légitime dans une démocratie". Le chef d'État actuel a refusé de commenter en détails la décision de justice à l'encontre de l'ancien président.

Le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé, ce mardi 21 octobre depuis la Slovénie où il est en déplacement, sur l'incarcération de l'ancien chef d'État Nicolas Sarkozy plus tôt dans la matinée.

Il est notamment revenu sur la question de l'exécution provisoire de la peine de Nicolas Sarkozy, évoquant une "décision de justice" qui peut "susciter des commentaires" et "l'émotion légitime de proches et d'une partie du pays".

"De là où je suis, il ne m'appartient pas de commenter, critiquer, les décisions de la Justice. Je suis le garant du bon fonctionnement de nos institutions et se faisant, de la bonne articulation entre l'autorité judiciaire, l'exécutif, le législatif et y compris quand cela touche l'ancien président de la République", a déclaré Emmanuel Macron à la presse.

Un débat "indépendamment des cas spécifiques"

Emmanuel Macron a également souligné, lors de la conférence de presse organisée à Ljubljana en compagnie de son homologue slovène, l'importance d'une évolution de la justice dans la "sérénité".

"Je pense que c'est un débat légitime dans une démocratie, parce que tout le monde souhaite qu'il puisse y avoir des voies d'appel et de recours", a par ailleurs ajouté le chef d'État, précisant que ce "débat" devait "avoir lieu dans le calme et indépendamment des cas spécifiques".

Nicolas Sarkozy, avocat et 6e président de la Ve République, a en effet été incarcéré à la prison de la Santé vers 10 heures ce mardi matin, quelques semaines après sa condamnation à cinq ans de prison dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. C'est d'ailleurs la première fois, en France, qu'un ancien dirigeant dort en prison.

Avant son départ ce mardi matin, les proches et soutiens de Nicolas Sarkozy se sont rassemblés devant son domicile brandissant, pour certains, des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des messages d'encouragement.