Droit de vote des étrangers : ce qu’en disent nos députés

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L'Elysée le promet, le droit de vote aux élections locales des étrangers qui vivent en France depuis au moins cinq ans sera mis en place, comme François Hollande l’avait promis durant la campagne. Reste à savoir quand. « Le temps presse », affirment 77 députés socialistes dans une tribune publiée par le journal Le Monde. Aucune urgence, répond Manuel Valls, ministre de l’Intérieur en charge de la question pour qui ce n’est « ni une revendication forte dans la société française ».
A droite, François Fillon demande « solennellement au président de la République de renoncer à ce projet » quand Jean-François Copé souhaite que François Hollande soumette « immédiatement à référendum » cette question.
« Ça les concerne dans leur vie au quotidien »
Parmi les signataires, Pouria Amirshai est député PS des Français de l’étranger. Pour lui, « la bonne échéance » est celle des prochaines municipales de 2014. « Il faut engager le débat assez tôt », estime-t-il. « C’est quand même concrètement le droit de vote qui caractérise le mieux si oui ou non on est intégré à la cité. Et à l’échelle d’une commune, il me semble normal, quand il s’agit de traiter de la gestion des déchets, la signalisation, qu’on puisse tout simplement faire en sorte que tous ceux qui résident dans cette commune aient leur mot à dire, car ça les concerne dans leur vie au quotidien ».
« Une manœuvre pour détourner l’attention »
Autre contraire pour Sébastien Huyghe, « il n’y a absolument pas urgence ». Plus qu’une politique, le député UMP du Nord y voit « une manœuvre de la part des socialistes pour détourner l’attention des véritables préoccupations des Français ». Et de conclure par l’alternative au droit de vote des étrangers : « Si les étrangers veulent avoir accès au droit de vote, il y a une procédure toute simple, c’est de demander la nationalité française. Il y a alors un certain nombre de droits et de devoirs, et parmi ces droits, il y a le droit de vote ».












