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Valls : les policiers sur le terrain "abandonnés par leur hiérarchie"

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Pour Manuel Valls, le manque d'encadrement sur le terrain est l'une des raisons principales des dérives policières de ces derniers jours.

"Trop d'agents de police, trop de policiers sur le terrain sont abandonnés par leur hiérarchie" a dénoncé Manuel Valls ce mardi à l'Assemblée nationale. Pour le ministre de l'Intérieur, le manque d'encadrement sur le terrain est l'une des raisons principales des dérives policières de ces derniers jours.

Trois nouveaux policiers ont été placés en garde à vue mardi dans l'affaire de la Bac Nord de Marseille, dont 12 fonctionnaires soupçonnés d'avoir volé et extorqué de l'argent et de la drogue à des trafiquants avaient été mis en examen vendredi. "Il faut que les choses changent" a également martelé Manuel Valls. "

"Des réorganisations vont suivre cette décision", a précisé Manuel Valls, en réponse à une question du député socialiste des Bouches-du-Rhône, Patrick Menucci.

"Je serai à Marseille vendredi prochain. Trois nouveaux commissaires vont être nommés et le directeur départemental de la sécurité publique, en lien avec le préfet de police, va être amené à faire un certain nombre de propositions pour réorganiser les forces de police sur Marseille et évidemment sur les quartiers qui étaient concernés par cette Bac", a précisé le ministre.

Solitude professionnelle

La solitude professionnelle, sans vraie hiérarchie, est le plus souvent à l’origine des cas de corruption. Les seuls contacts de ces policiers sont souvent les délinquants.

En cause, la réforme de la police entreprise en 2004. Beaucoup d’officiers et une grande partie des commissaires ont été remplacés par des gardiens de la paix. Avec à la clef moins d’encadrement. Or revenir sur cette réforme semble trop complexe. Pour Fabien Jobard, du Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales, "il apparaît aujourd'hui compliqué à la fois d'augmenter le nombre de commissaires et d'officiers et de maintenir le niveau de rémunération qu'on avait promis aux gardiens de la paix".

Pour éviter les cas de corruption de nombreux syndicats prônent, eux, la mobilité géographique.