Rapt d'une riche hôtelière à Nice: deux suspects mis en examen pour une première tentative en 2013

Le policier est jugé au tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. - Bertrand Guay - AFP
Deux membres de la bande soupçonnée du rapt de Jacqueline Veyrac à Nice en octobre 2016 ont été mis en examen pour la première tentative d'enlèvement dont cette riche et discrète hôtelière avait été victime en 2013, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
Les deux hommes, de nationalités britannique et italienne, prétendaient n'avoir été ni l'un ni l'autre à Nice au moment de la première agression mais "des prélèvements ADN ont permis de démontrer que c'était faux et de remettre en cause ces déclarations", a-t-on précisé de même source, confirmant une information de Nice-Matin.
Identification difficile
Le premier est déjà en détention provisoire et le deuxième, malade et sous dialyse, devrait voir son contrôle judiciaire renforcé.
En 2013, des traces d'ADN avait été retrouvées sous les ongles de Mme Veyrac et sur les liens avec lesquels elle avait eu les mains ligotées avant de réussir à se débattre et à s'échapper en griffant ses agresseurs et en alertant le voisinage par ses appels à l'aide.
A l'époque, les enquêteurs avaient travaillé des mois, s'égarant sur de fausses pistes sans parvenir à identifier les auteurs de cette tentative d'enlèvement.
Un restaurateur italien soupçonné d'être le commanditaire
C'est un restaurateur italien installé à Nice, ruiné à la tête de La Réserve, un établissement gastronomique appartenant à la famille Veyrac, qui est soupçonné d'avoir commandité l'enlèvement de 2016.
La septuagénaire a dû son salut en octobre à la présence d'esprit d'un passant, intrigué par une fourgonnette garée près de chez lui et où elle était séquestrée depuis 48 heures.












