BFM

Protoxyde d'Azote: la préfecture de police des Bouches-du-Rhône interdit la vente aux mineurs jusqu'à mi-janvier

BFM Mélanie Bertrand avec Ilyana Hamiti
Des cartouches de protoxyde d'azote à Bruxelles (Illustration).

Des cartouches de protoxyde d'azote à Bruxelles (Illustration). - Photo par LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA MAG / BELGA VIA AFP

Téléchargez la nouvelle application BFM
Plusieurs mesures prises par la préfecture des Bouches-du-Rhône pour réglementer la détention et la consommation de protoxyde d’azote seront applicables dans toutes les communes du département "jusqu’au lundi 12 janvier 2026".

La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a décidé de réglementer la détention et la consommation de protoxyde d’azote ce vendredi 12 décembre, en interdisant notamment la vente ou l'offre "à un mineur" de ce gaz "quel qu’en soit le conditionnement" jusqu'à mi-janvier.

"La personne qui cède un produit contenant un tel gaz exige du cessionnaire qu’il établisse la preuve de sa majorité", a déclaré dans un arrêté préfectoral la police déléguée du département.

La préfecture a notamment précisé que "la détention, le transport et la consommation" de ce gaz "sous quelque forme que ce soit (...) sont interdits sur l'ensemble des voies et espaces publics du département".

Quelle est l’ampleur du trafic de protoxyde d’azote en France?
Quelle est l’ampleur du trafic de protoxyde d’azote en France?
2:35

Les mesures appliquables "jusqu’au 12 janvier 2026"

Outre les mineurs, la vente ou l'offre de ce gaz sera aussi interdite aux personnes majeures, que ce soit "dans des débits de boissons et les débits de tabac".

Toutes ces mesures seront appliquables dans toutes les communes des Bouches-du-Rhône, précisément "jusqu’au lundi 12 janvier 2026".

Tous les soirs dans Le Titre à la Une, découvrez ce qui se cache derrière les gros titres. Zacharie Legros vous raconte une histoire, un récit de vie, avec aussi le témoignage intime de celles et ceux qui font l'actualité.
"Je ne veux pas qu’il y ait de nouveau Mathis": face à ses ravages, doit-on interdire le protoxyde d’azote ?
15:36

L'arrêté préfectoral précise que "les forces de l'ordre sont autorisées à verbaliser les contrevenants et à procéder à la saisie des contenants de protoxyde d'azote", assurant que cet arrêté "ne s'applique pas aux usages professionnels ou médicaux dûment justifiés".

Un peu plus tôt ce vendredi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dit "souhaiter" sur notre antenne que le protoxyde d'azote soit inscrit sur la liste des produits stupéfiants et confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict de cette substance.

Utilisé en médecine ou cuisine, la vente de cette substance, surnommée "gaz hilarant", est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, mais sauf arrêtés locaux, elle reste légale. Ce produit a notamment pour effet secondaire la perte de contrôle de ses consommateurs.