Procès des tournantes à Créteil : le verdict attendu mercredi

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Deux victimes, 14 accusés et un verdict attendu ce mercredi. Après trois semaines du procès à huis clos, la cour d'assises du Val-de-Marne se prononce mercredi dans l'affaire dite des tournantes de Créteil.
En tout, quatorze hommes ont été jugés pour des viols collectifs dans des cités de Fontenay-sous-Bois, il y a plus de dix ans, dans un procès tendu aux multiples rebondissements.
Acquittement ?
Ainsi, l'acquittement de plusieurs des accusés n'est pas exclu, compte tenu des réquisitions.
Lundi, l'avocate générale a requis des peines de 5 à 7 ans de prison pour une partie de ces accusés. Pour les autres, elle s'en est remis à la décision de la cour, évoquant le "doute" et relevant le manque d'éléments à charge les concernant pour réclamer une peine.
La cour d'assises, qui avait initialement prévu de rendre sa décision jeudi, doit finalement se retirer mercredi en début d'après-midi pour délibérer.
Les accusés encourent théoriquement jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle pour ces "tournantes" qui auraient été commises entre 1999 et 2001 dans des cités de Fontenay-sous-Bois, dénoncées après des années de silence par les victimes.
Audience tendue
Les deux plaignantes, qui affirment avoir été violées à répétition dans des conditions particulièrement sordides alors qu'elles avaient entre 15 et 16 ans, ont régulièrement été absentes des audiences, pour raisons médicales.
L'une d'elles a été hospitalisée pendant dix jours après une tentative de suicide. Lors des débats, il est apparu qu'elle avait déposé en 1999 à Nanterre une plainte pour viols qui avait été classée sans suite.
Les deux jeunes femmes, aujourd'hui âgées de 29 ans, ont eu l'impression d'avoir été mises en accusation pendant les débats, selon leurs avocates: "de toutes façons, depuis le début, c'est moi la coupable", avait crié l'une d'elles, Nina, pendant une suspension d'audience.
Quant aux treize accusés -un quatorzième est en fuite, le dossier d'un quinzième a été disjoint-, désormais âgés de 29 à 33 ans, parfois mariés et travaillant, ils nient avec véhémence ces accusations et comparaissaient libres à une exception.












