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Marseille: les élus se mettent au travail, les habitants sceptiques

BFM M. T. et François Gapihan (vidéo)
Un policier municipal dans les rues de Marseille.

Un policier municipal dans les rues de Marseille. - -

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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a appelé jeudi à un "pacte national" pour pacifier Marseille. Les élus se réunissent samedi matin sur la question de la sécurité. Les Marseillais, eux, restent fatalistes.

Un "pacte national" contre le trafic de drogue à Marseille: c'est ce qu'a appelé de ses voeux le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, jeudi soir, après deux nouveaux règlements de comptes meurtriers. Les élus sont prêts à plancher sur la problématique sécuritaire de la ville. Les habitants, eux, sont plus sceptiques.

Ce vendredi, le ministre a persisté et signé en demandant "du temps et du rassemblement" pour répondre à la situation sécuritaire dans la cité phocéenne. En déplacement à Ris-Orangis, dans l'Essonne, il a de nouveau appelé à "mettre de côté les querelles politiques": "Que tous ceux qui ont une responsabilité se mettent autour de la table ensemble pour obtenir des résultats."

Gaudin: "Travailler ensemble"

Cet appel, Jean-Claude Gaudin semble l'avoir entendu: "Essayons d'éradiquer le trafic de drogue, essayons d'empêcher les voyous d'acheter des kalachnikovs aussi facilement, je suis d'avis qu'on travaille ensemble dans les mois qui viennent", a réagi le maire UMP de Marseille.

Mercredi, l'homme avait pourtant exprimé sa colère contre un "gouvernement qui méprise les Marseillais" et fustigé un "envoi de renforts au compte-gouttes". Mais depuis, les deux hommes se sont parlé au téléphone, à l'initiative de Manuel Valls.

Les élus autour de la table

Dès samedi matin, une table ronde se tiendra donc à Marseille, à l'initiative du ministre, en présence de l'ensemble des élus et parlementaires de la ville.

Mais pas de quoi convaincre les habitants de Marseille. Pour l'un d'entre eux, c'est "de l'argent [dépensé] pour rien du tout". Une autre y voit un simple "coup d'épée dans l'eau". Fataliste, une jeune femme précise: "Ca fait longtemps que c'est comme ça, je ne vois pas ce que les élus vont pouvoir faire".