Isère: un cambrioleur abattu par le propriétaire de la maison qu'il visitait

Un cambrioleur a été abattu dans l'Isère, dans la nuit de vendredi à samedi. (Photo d'illustration) - AFP
Un homme de 48 ans, connu des services de police, a été tué par arme à feu dans la nuit de vendredi à samedi lors du cambriolage "très violent" d'une maison en Isère, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Vienne. Le drame est survenu peu après 23h vendredi devant le domicile d'un homme âgé de 60 ans, possédant des armes de chasse, et de son épouse, situé à Bonnefamille, entre Bourgoin-Jallieu et Lyon.
Surpris dans leur sommeil
D'après le parquet de Vienne, les sexagénaires ont été surpris dans leur lit, puis agressés, par "trois ou quatre" cambrioleurs qui leur ont intimé de rester coucher, "en leur imposant la tête face contre les oreillers". Un premier coup de feu, volontairement ciblé dans le volet du couple pour faire fuir les agresseurs, a été tiré avec un fusil de chasse par leur fils, âgé de 37 ans, réveillé par les cris de sa mère dans une maison voisine.
Deux autres, l'un en l'air et l'autre vers le cambrioleur, ont plus tard été tirés par le propriétaire de la villa, qui s'était emparé d'un fusil et avait estimé, après une empoignade, que le malfrat en fuite "faisait mine de revenir dans sa direction". Touchée, la victime a stoppé sa course dans un véhicule stationné près des lieux du cambriolage après avoir escaladé le portail d'entrée.
Toutes les hypothèses restent à l'étude
En arrêt cardiaque à l'arrivée des secours, le cambrioleur est décédé en dépit de l'assistance des pompiers, qui ont tenté en vain de le ranimer. Lors de son audition en garde à vue, "le fils du couple agressé a indiqué avoir tiré à trois reprises sur le véhicule en question, sans savoir qu'il était occupé", dans le but de "neutraliser le véhicule et d'empêcher les voleurs de repartir".
La garde à vue du père et de son fils a été prolongée samedi soir pour procéder à de nouvelles auditions. "En l'état, aucun élément déterminant ou définitif ne peut être avancé, et toutes les hypothèses méritent d'être étudiées", a souligné Matthieu Bourrette, procureur de la République de Vienne, appelant à la prudence sur la question de la légitime défense. Deux procédures, la première pour homicide volontaire, la seconde pour tentative de vol par effraction avec violences en réunion, ont été ouvertes par le parquet pour faire la lumière sur les circonstances du drame.












