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Il tue son chien à coup de marteau: un an de prison requis contre un ex-légionnaire

BFM Claire Rodineau
Le chien Cacahuète

Le chien Cacahuète - Mesopinions.com

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Cacahuète, un yorkshire de 9 ans, a succombé sous les coups extrêmement violents de son propriétaire. Une pétition réclamant justice pour le petit chien a recueilli près de 100.000 signatures.

L'affaire avait choqué les amoureux des animaux de la Côte-d'Azur et d'ailleurs. Un ancien légionnaire de 72 ans comparaissait ce mardi devant le tribunal de Grasse pour avoir tué le chien de sa compagne, Cacahuète, à coups de marteau. 

La scène, terrible, s'est déroulée à la fin du mois de juin dans la cave d'un appartement de Grasse. L'homme aurait perdu son sang froid parce que le chien, un petit yorkshire de 9 ans, avait, une fois de plus, fait ses besoins dans son logement. Prétextant d'aller sortir le chien, il l'a entraîné dans la cave où il l'a sauvagement tué avant de jeter son corps dans une benne. 

Mais, surpris par la gardienne de l'immeuble, il a immédiatement été interpellé par la police, qui a pu constater qu'il était alcoolisé. Il a ensuite été placé en garde à vue pour actes de cruauté envers l'animal, que le couple avait recueilli dans la rue deux ans plus tôt. 

Presque 100.000 signatures pour rendre "justice à Cacahuète"

Le procureur de la République a requis un an de prison dont six ferme, une obligation de soins et une interdiction définitive de détenir un animal, rapporte Nice-Matin. Une peine que certains observateurs présents dans la salle ont jugée insuffisante. Une pétition pour demander "justice pour Cacahuète", qui avait recueilli 98.000 signatures, estimait que le propriétaire du chien martyre devait être condamné à deux ans de prison ferme - le maximum encouru pour cette qualification - ainsi qu'à l'interdiction définitive de détenir des animaux de compagnie. Le jugement a été mis en délibéré au 23 octobre prochain. 

A la barre, l'homme a dit regretter un geste "dégueulasse", qu'il justifie par le fait qu'il était en période de sevrage de médicaments et avait bu trois bières ce jour-là. 

Plusieurs associations de défense des animaux étaient présentes sur le banc de la partie civile, et notamment les fondations 30 millions d'amis et Brigitte Bardot. L'association Au service des animaux 06, à l'origine de la plainte, était elle aussi présente.