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Gendarme tué à Nice : le chauffard court toujours

BFM Mathias CHAILLOT
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Le chauffard qui a percuté un gendarme à Nice après avoir volé une voiture est toujours recherché. Les collègues de la victime racontent le drame sur RMC et dévoilent les premiers éléments de l’enquête.

Le chauffard qui a tué un gendarme mercredi près de Nice est toujours recherché. Le major Daniel Brieres, père de 2 enfants et numéro deux de la brigade de recherche de Nice a en effet été percuté, à pied, alors qu'il tentait d'intercepter un voleur de voiture sur la commune de Peille dans les Alpes-Maritimes, mercredi en début d’après-midi.

« Il n’a fait aucune tentative pour l’éviter »

Les gendarmes avaient localisé le matin même une voiture volée et l'avaient placée sous surveillance pour intercepter le voleur en flagrant délit. Mais quand celui-ci a pris le volant, il n'a pas hésité à foncer sur le major Briere, mortellement touché. Le fuyard a ensuite brulé la voiture à 1 kilomètre de là. Il était recherché mercredi soir par les 120 gendarmes des Alpes-Maritimes.
« Il s’agit d’une personne plutôt jeune, mince, de gabarit moyen, les cheveux blonds, coupés relativement courts de type européen », décrit le colonel Gaël Marchand, le commandant du groupement de gendarmerie du département.
« L’individu qui conduisait le véhicule n’a fait aucune tentative pour l’éviter, il l’a percuté extrêmement violemment, le projetant à une dizaine de mètres avant de prendre la fuite, explique-t-il. Le major était en tenue civile, mais parfaitement identifiable puisqu’il portait un brassard « Gendarmerie ». Il n’y a pas eu de coup de feu, mais nous pensons qu’il a sorti son arme. La scène s’est passée très rapidement, le véhicule roulait à plus de 70 kilomètres à l’heure quand il a percuté le major Brieres ».

« Ses collègues l’ont vu mourir sous leurs yeux »

Agé de 52 ans, la victime était « un grand professionnel de la police judiciaire, respecté pour ses compétences techniques, mais également une personne extrêmement charismatique, très apprécié de ses camarades, de ses supérieurs bien sûr et des magistrats avec lesquels il avait l’habitude d’entretenir des liens de confiance, voire d’amitié », raconte le colonel Gaël Marchand. Et aujourd’hui, dans le corps de gendarmerie, c’est l’abattement. « Vous pouvez imaginer l’état d’esprit des collègues du Major Brières, qui l’ont vu mourir sous leurs yeux, mais également de l’ensemble des gendarmes des Alpes Maritimes qui ont le cœur très lourd », conclue-t-il.