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Fin de la prise d'otage d'un psychologue par un détenu à la prison d'Ensisheim 

BFM J.C avec Alexandra Gonzalez
Le détenu retient le psychologue dans l'infirmerie de la prison d'Ensisheim, en Alsace.

Le détenu retient le psychologue dans l'infirmerie de la prison d'Ensisheim, en Alsace. - Capture Google Map

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La prise d'otage à la Maison centrale d’Ensisheim est terminée, a annoncé le préfet jeudi en début de soirée. Elle avait commencé en fin de matinée. Un détenu a séquestré pendant sept heures un psychologue dans son bureau. Le GIGN est intervenu.

La prise en otage d'un psychologue par un détenu de la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin) s'est achevée sans effusion de sang au bout de sept heures de négociation, a annoncé jeudi le préfet du Haut-Rhin Pascal Lelarge.

"L'otage a pu être libéré grâce à la négociation qu'a menée le GIGN", a précisé le préfet, soulignant que le dénouement était intervenu "de manière tout à fait rapide".

Selon nos informations, le professionnel de santé est retenu dans son bureau de l'infirmerie de la prison, situé au premier étage du bâtiment. Le GIGN est sur place, ainsi que les équipes régionales d'intervention et de sécurité spécialisées dans le maintien de l'ordre en prison (ERIS).

"Je détiens actuellement le psychologue et je tiens une lame sous sa gorge", a assuré le preneur d'otage, qui a contacté par téléphone Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA).

Ce détenu, incarcéré depuis un an, reproche à l'administration pénitentiaire de ne pas l'avoir laissé assister dans de bonnes conditions aux obsèques de son père, en mai dernier, selon le quotidien régional.

"Je sais que je vais encore prendre mais je veux que mon affaire soit médiatisée", a expliqué aux DNA cet homme âgé de 27 ans. 

Un "récidiviste" de la prise d'otage

Une cellule de crise a été ouverte au ministère de la Justice et en préfecture du Haut-Rhin, a indiqué la Direction de l’administration pénitentiaire du ministère de la Justice dans un communiqué. Les détenus de la maison d'arrêt "ont été réintégrés dans leur cellule pour le repas et l’effectif des agents est doublé", ajoute le ministère.

Selon la gendarmerie, l'auteur des faits est un "récidiviste", qui a déjà séquestré du personnel pénitentiaire. Il est "coutumier de ce genre de choses", puisqu'en janvier 2014 il avait notamment pris en otage une psychologue pendant six heures à la prison de Toul, en Meurthe-et-Moselle, a précisé de son côté à l'AFP Christophe Schmitt, délégué FO du personnel pénitentiaire.

Quelques mois plus tard, le même détenu avait pris en otages deux surveillants à la prison de Metz-Queuleu, ce qui lui avait valu quatre ans de prison supplémentaire en juin 2014, selon les archives de l'AFP.