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Attaque au Louvre: l’assaillant refuse de parler aux enquêteurs

BFM Julie Breon avec AFP
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L'auteur de l'attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre vendredi à Paris, a été auditionné par deux fois dimanche sur son lit d'hôpital. Il a refusé pour le moment de parler aux enquêteurs.

Une première audition de l'assaillant du Louvre a eu lieu, ce dimanche matin, a appris BFMTV. Une seconde n'a pas donné plus de résultat. L’homme, qui avait attaqué à la machette des militaires dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre à Paris vendredi, avait été placé en garde à vue à l’hôpital samedi soir. Il refuse pour le moment de parler aux enquêteurs.

Pour rappel, l’agresseur avait attaqué un soldat de l’opération Sentinelle au Carrousel du Louvre, le blessant au cuir chevelu. L’un des militaires armés avait alors ouvert le feu sur cet homme, le blessant gravement à l’abdomen. Les visiteurs présents au sein de ce lieu touristique avaient été confinés.

Une identité inconnue

Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer formellement l'identité de l'assaillant, qui pourrait être Abdallah E.-H., un Egyptien de 29 ans arrivé en France il y a une semaine avec un visa touristique.

A Paris, c'est le parcours d'un solitaire qui se dessine: rien ne montre pour le moment qu'il ait eu des contacts avec des complices. Entré légalement en France le 26 janvier, avec un visa touristique, par un vol en provenance de Dubaï, il séjournait dans un appartement proche des Champs-Elysées, a révélé vendredi le procureur de Paris, François Molins.

De source proche de l'enquête, il ne fait pas de doute que l'assaillant a bien effectué les démarches pour son visa au nom d'Hamahmy. Et le nom d'Hamahmy est bien celui qui figure sur un permis de conduire délivré aux Emirats en 2011.

Les tests ADN primordiaux

Mais rien ne sera totalement confirmé avant le résultat de tests ADN. Pour ce faire, selon la même source, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s'est rapprochée des services spécialisés égyptiens et des contacts vont être pris aussi avec les EAU et la Turquie, le passeport au nom d'Hamahmy contenant deux visas pour ce pays en 2015 et 2016.

Par ailleurs, aucune marque d'allégeance à un groupe jihadiste n'a été retrouvée lors de la perquisition dans l'appartement qu'il a loué en ligne pour 1.700 euros la semaine, mais les enquêteurs cherchent à faire parler l'iphone et la tablette qu'ils ont saisis.

Ils s'intéressent aussi à des tweets postés en arabe, quelques minutes avant l'attaque, sur un compte au nom de Abdallah El-Hamahmy et où il semble apporter son soutien au groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui continue de menacer la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale en Irak et en Syrie.

Le père de l’assaillant incrédule

Si le "caractère terroriste" de l'attaque "ne fait guère de doute" pour le président François Hollande, le père d'Abdallah El-Hamahmy, un haut gradé de la police égyptienne à la retraite, a dit son incrédulité, affirmant que son fils n'avait montré aucun signe de radicalisation.

Il a décrit un jeune directeur commercial de Charjah, aux Emirats, parti "en voyage d'affaires" à Paris et dont l'épouse, enceinte, se trouverait actuellement en Arabie Saoudite avec leur fils de sept mois. Il a indiqué être sans nouvelle de lui depuis vendredi.