"C'est mon Charlot à moi": Jean Dujardin célèbre les 20 ans de "Brice de Nice"

Né d'un sketch de Jean Dujardin dans les années 1990, Brice de Nice a fait du chemin. Le film est devenu culte et fête aujourd'hui ses 20 ans. Jean Dujardin était au Grand Rex à Paris dimanche, pour cet anniversaire, et la ressortie en salle, mercredi du film de James Huth.
Le film, au budget très modeste - 340.000 euros seulement -, a rencontré un écho tout à fait inattendu et attiré plus de 4 millions de spectateurs en salles. Les répliques de Brice sont devenues cultes et émaillent toujours les conversations de la génération qui a grandi avec le film.
"Un moyen de ne pas s'envoler"
Pour Jean Dujardin, oscarisé depuis, Brice est ce qui lui permet de garder les pieds sur terre en toutes circonstances. "C'est mon Charlot à moi", a-t-il livré au micro de BFMTV.
"C'est un moyen de ne pas s'envoler en fait. C'est un moyen de se dire 'tout ça n'est quand même pas très sérieux'. On peut faire les choses très sérieusement, on n'est pas obligé d'y croire. On n'est pas obligé de se prendre au sérieux. C'est comme un garde-fou. J'ai besoin de lui pour me dire 'tout ça n'est quand même pas très sérieux'".
C'est lui qui a créé ce personnage pour un sketch dans l'émission Graines de star à la fin des années 1990.
"Au début il y avait un Brice, mais un Brice sans ville", explique l'acteur. "Et Brice de Nice, ça rime, Nice, y a pas de vagues... pas mal. Donc ça fait un personnage en attente, assez romantique, finalement, un personnage qui attend sa vague là où il n'y en a pas vraiment."
"J'ai l'impression que les gens ont besoin de voir plus con que soit. Ça fait du bien, ça doit flatter un peu le spectateur de voir un idiot, c'est une façon un peu de tirer la chasse, Brice de Nice, de se dire 'tout ça n'est quand même pas très sérieux', dans un monde parfois un peu sinistre, je suppose que ça doit faire du bien".











