Yvelines: les agriculteurs levent le point de blocage sur la N118 mais assurent que "la mobilisation continue"

Les agriculteurs lèvent leur blocage. Alors qu'ils ont passé la nuit sur la N118 à proximité de Vélizy-Villacoublay (Yvelines), les agriculteurs ont quitté les lieux dans la matinée de ce lundi 18 novembre. Ils avaient promis de mettre fin à leur blocage aux alentours de 10 heures, mais sont finalement partis un petit peu plus tôt que prévu.
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, avait lui-même assuré que le but de cette action n'était "pas de bloquer les autoroutes", mais de protester contre le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Un accord dont les agriculteurs ne veulent pas car il engendrerait une concurrence déloyale.
Une voie de circulation était d'ailleurs restée ouverte pour permettre aux automobilistes de passer ce lundi matin. Beaucoup de conducteurs ont même fait résonner leurs klaxons en signe de soutien avec les agriculteurs.
Une nouvelle action ce lundi soir
Le départ des agriculteurs ne signifie pas pour autant la fin de leur mobilisation, bien au contraire. Une autre action est prévue ce lundi soir à travers la France.
"Il y a un mouvement national lancé pour les feux de la colère, à 19h45", explique François, agriculteur, au micro de BFMTV. "Des feux propres, de paille ou de palettes, vont être allumés sur les bords de route, sur les points visibles, pour faire voir que la mobilisation continue, qu’on ne lâche rien. On a toujours dans le viseur le gouvernement, et on ne va pas lâcher l’affaire."
Alors qu'Emmanuel Macron a assuré dimanche que l'accord de libre-échange avec le Mercosur ne serait pas signé par la France "en l'état", ses mots n'ont pas suffi à rassurer les agriculteurs.
"Monsieur Macron dit beaucoup de choses, et à un moment, il faut des actes. À force de dire trop de choses, il a perdu la confiance de tout le monde. Il y a un moment, on ne peut pas faire que des promesses."
Les agriculteurs estiment que ce ne serait "pas la première fois" qu'un tel accord serait signé, alors même qu'agriculteurs et consommateurs s'y opposent.











