Ce que l'on sait sur la mort d'un piéton percuté par un motard de la Brav-M à Paris

Un piéton est mort mi-décembre après avoir été percuté par un motard de la Brav-M. - BFMTV
Un piéton est mort mi-décembre après avoir été percuté par un policier de la Brav-M qui circulait à moto dans Paris, a appris BFMTV auprès du parquet, confirmant une information de Mediapart.
Une enquête pour homicide involontaire par conducteur a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident, alors même que les unités de la Brav-M sont pointées du doigt pour leur maintien de l'ordre violent, notamment lors des manifestations contre la réforme des retraites en début d'année.
· Le piéton percuté par un motard
Le 12 décembre dernier, vers 16 heures, un piéton de 84 ans qui traversait au feu vert sur l'avenue de Flandre (19e arrondissement) a été percuté par un motard de la Brav-M, indique le parquet de Paris à BFMTV.
La victime a été transportée à l'hôpital, mais son état s'est "rapidement dégradé", et l'homme est finalement mort le lendemain à l'hôpital.
Une enquête pour homicide involontaire par conducteur a alors été ouverte. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et la Service de traitement judiciaire des accidents (STJA) ont été co-saisis de l'affaire.
· Le motard essayait "d'éviter un véhicule"
La préfecture de police de Paris indique que le motard de la Brav-M était en déplacement au moment de l'accident, et qu'il a percuté le piéton alors qu'il "essayait d'éviter un véhicule tiers".
Selon les informations de Mediapart, relayées par l'AFP, le motard n'a pu éviter le passant, sans quoi il aurait "emplafonné une camionnette garée en double-file".
Une source policière indique notamment au média en ligne que le piéton était "un homme âgé qui était très alcoolisé, ce qui explique sans doute l'accident".
· La Brav-M déjà controversée
Toujours selon Mediapart, le motard de la Brav-M faisait partie d'une colonne qui répondait à une "demande de renfort d'un équipage" lors de l'accident, mais une source policière assure que sa vitesse n'aurait "pas été excessive".
Les unités Brav-M (Brigades de répression de l'action violente motorisées) ont été créées au printemps 2019, et sont déjà sous le coup de plusieurs enquêtes judiciaires, rappelle l'AFP. Elles sont notamment accusées de violences sur des manifestants, en particulier lors de la mobilisation contre la réforme des retraites en début d'année.
Plusieurs députés, notamment de la France insoumise, ou encore des pétitions citoyennes, ont déjà demandé le démantèlement de ces unités.











