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Ce que l'on sait de la mort d'un adolescent de 14 ans, tué de plusieurs coups de couteau à Saint-Denis

BFM Martin Regley , Journaliste
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L'adolescent a été tué mercredi 17 janvier à l'entrée de la station de la ligne 13, Saint-Denis-Basilique. Hier, un adolescent a été interpellé et placé en garde à vue.

Un adolescent de 14 ans a été tué de plusieurs coups de couteau mercredi 17 janvier au soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à l'entrée de la station de la ligne 13, Saint-Denis-Basilique.

• Plusieurs coups de couteau

Les faits se sont produits mercredi aux alentours de 20h15. L'adolescent de 14 ans se trouvait à l'entrée de la station de métro lorsqu'un inconnu s'est jeté sur lui, armé d'un couteau. L'agresseur poignarde le jeune homme plusieurs fois avant de lui porter des coups de pied et de poing.

L'homme prend ensuite la fuite en montant dans le métro. Alertés, les secours se rendent rapidement sur les lieux pour tenter de prendre en charge la victime. Malgré un massage cardiaque, elle meurt aux alentours de 20h40.

• Un suspect interpellé et placé en garde à vue

Au lendemain des faits et après qu'une enquête a été ouverte, un suspect a été interpellé et placé en garde à vue ce jeudi 18 janvier. Selon le parquet de Bobigny, après avoir été identifié, l'agresseur s'est présenté aux policiers.

Il est actuellement en garde à vue dans les locaux du service départemental (SDPJ) de Seine-Saint-Denis. Pour le moment, le mobile de son passage à l'acte reste inconnu. Sa garde à vue peut durer 48 heures.

• La victime inconnue des services de police

La victime s'appelait Sedan. Il habitait Saint-Denis et était élève dans un collège de la ville. Selon les informations de BFMTV, l'adolescent de 14 ans était inconnu des services de police.

Pour lui rendre hommage, la ville de Saint-Denis organise un rassemblement ce samedi 20 janvier sur le parvis de l'hôtel de ville. La ville explique dans un communiqué vouloir "appeler au calme et montrer notre détermination à agir contre cette violence envers nos jeunes".

• "Une vive tension" dans la ville, 36 gardes à vue en cinq jours

Après la mort de l'adolescent, Mathieu Hanotin, le maire de Saint-Denis, a fait état auprès de l'AFP d'un contexte "de vive tension dans la ville". "Depuis vendredi on constate de nombreuses rixes entre quartiers", a expliqué l'édile.

Mercredi 17 janvier au matin, une violente rixe avait éclaté à proximité d'un lycée dionysien. "Plusieurs personnes sont venues tabasser un jeune à côté d'un lycée avec divers outils contondants", a précisé le maire.

Dans ce contexte particulier, 36 personnes ont été placées en garde à vue à Saint-Denis lors des cinq derniers jours, précise la mairie dans un communiqué de presse. Parmi ces gardes à vue, 12 sont encore en cours. Des interpellations qui, selon la municipalité, ont permis "d'éviter des drames".

• Un arrêté "anti-regroupement" pris par la ville

La ville de Saint-Denis a convoqué, ce jeudi 18 janvier, un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (Clspd) en urgence.

Après cette réunion, qui a rassemblé les services de police, le procureur, une association et le directeur académique du département, un arrêté "anti-regroupement" a été pris jusqu'au 22 janvier. L'objectif, précise la ville, "envoyer un message fort contre toute surenchère".

Avec cet arrêté, la police dispose désormais de moyens juridiques pour disperser tout rassemblement qui viserait à organiser des confrontations entre bandes. En plus, la mairie a demandé la mise en place d'un commandement de direction continue pour que la présence soit renforcée. Avec cela, l'ensemble des effectifs sont désormais d'astreinte.

La ville précise qu'une dizaine d'équipages de police nationale supplémentaires vont être déployés.