"Ça donne mal à la tête, ça pue": à Nangis, une sucrerie embaume la ville d'une odeur désagréable

Pour certains habitants de Nangis, en Seine-et-Marne, la fin de l'été est une double peine. La chaleur et les vacances sont vite remplacées par de fortes nuisances olfactives. En cause: une sucrerie qui procède à l'extraction du sucre de betterave entre le 20 septembre et le 20 décembre. Son activité provoque une forte odeur qui accompagne quotidiennement les riverains.
"On la sent un peu tous les jours, surtout quand on est dans la voiture le matin quand on met le chauffage", raconte Maryse. "Le soir quand on aère la maison, quand on ouvre les fenêtres on a l'odeur qui rentre et c'est désagréable."
"Ça donne mal à la tête, c'est pas agréable", confie à son tour Noa, qui travaille à Nangis. "Je ferme la fenêtre de la voiture même quand il fait chaud, ça pue quoi."
La mairie défend la sucrerie
Martine habite juste en face de la sucrerie depuis 30 ans. Selon elle, les odeurs sont de plus en plus fortes. Elle a voulu alerter la mairie.
"J'ai fait les courriers qu'il fallait. Je sais que l'on ne peut pas supprimer la sucrerie, c'est pas le problème. Il faut essayer de rendre la vie un peu plus correcte aux gens", fustige-t-elle. "Que ce soit pour le bruit ou pour les odeurs."
La municipalité, quant à elle, préfère souligner l'important apport économique de l'entreprise. "On a la chance d'avoir une entreprise locale, qui est le premier employeur privé local avec 160 emplois pendant la campagne", avance Nolwenn Le Bouter, maire de Nangis.
"C'est une entreprise qui est vertueuse du point de vue environnemental, qui produit beaucoup moins de CO2 que la moyenne européenne et que les autres usines sucrières françaises", défend l'édile.
La mairie a annoncé qu'elle mettra en place des visites dans la sucrerie pour les habitants qui le souhaitent. Elles permettront, selon la municipalité, de leur faire découvrir la richesse du patrimoine industriel, et peut-être de mieux comprendre l'origine de ces odeurs.











