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Orne: quatrième nuit d'affilée dans la basilique d'Alençon pour cinq mineurs étrangers

BFM Normandie S. B. avec AFP
Cinq jeunes migrants vont passer ce dimanche une quatrième nuit d'affilée dans la basilique d'Alençon

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Les cinq jeunes et les bénévoles dorment sur des matelas dans la basilique d'Alençon depuis jeudi soir. L'association RESF souhaite que ces jeunes migrants soient reconnus comme mineur non accompagné.

Cinq jeunes migrants vont passer dimanche une quatrième nuit d'affilée dans la basilique d'Alençon (Orne) accompagné par l'association réseau éducation sans frontières (RESF) de l'Orne, où la préfecture a condamné une occupation "illégale" des lieux publics.

Les cinq jeunes étrangers et les bénévoles qui les accompagnent dorment sur des matelas dans la basilique d'Alençon depuis jeudi soir, avec l'accord du père Loïc Gicquel des Touches, curé de la paroisse Notre-Dame.

"Je ne m'attendais pas du tout à ce que (ces associations) viennent me trouver pour demander l'asile pour ces jeunes", a confié le père Loïc Gicquel.

"Ça s'est passé si vite que j'ai ouvert l'église. J'en ai parlé à l'évêque et à mes proches. J'ai senti un accueil favorable pour que ces jeunes ne soient pas à la rue", a-t-il ajouté.

Le préfet de l'Orne "condamne les méthodes du collectif"

Les bénévoles de RESF demandent au Conseil départemental et à l'État de prendre en charge 17 mineurs non accompagnés. Mardi, l'association RESF et huit mineurs avaient occupé un hall de la mairie d'Alençon pendant une journée pour demander une solution pour ces jeunes.

Après cette journée, le préfet avait payé une nuit d'hôtel pour les 17 migrants et les a invités à se rendre à la préfecture pour "connaître leur identité et établir leur situation administrative".

Le préfet de l'Orne "condamne les méthodes du collectif qui occupe illégalement des lieux publics", avait par la suite indiqué la préfecture dans un communiqué vendredi.

Le père Loïc Gicquel a assuré que la cohabitation dans la basilique s'était très bien passée.

"Ils ont eu la visite de la mairie, de la sous-préfète. À ce moment-là, mon rôle se termine", a-t-il expliqué dimanche, ajoutant: "je leur ai demandé, avec insistance, pour que la situation ne dégénère pas, de quitter les lieux à partir de demain".

L'association RESF souhaite que ces jeunes migrants soient reconnus comme mineur non accompagné et à ce qu'ils soient pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE).

Amélie, membre de RESF, a expliqué que ces jeunes n'étaient pas passés devant le juge des enfants.

"Ils ont des papiers d'état-civil qui attestent de leur minorité et ils sont en procédure pour reconnaître leur minorité devant le juge", a-t-elle assurée. La procédure est entamée depuis quatre mois.