"Ma grand-mère n'a plus de maison": les habitants de Mios constatent les dégâts après le passage d'une tornade

Des dégâts matériels importants mais, par miracle, aucun blessé à déplorer. Environ 300 maisons ont été endommagées ce samedi 31 janvier par le passage d'une tornade à Mios, en Gironde, à la mi-journée.
La maison de la grand-mère d'Amandine, avec sa toiture partiellement arrachée et ses tuiles gisant au sol, est l'une des habitations touchées par l'épisode de vents violents.
"La maison est inhabitable, la toiture ne tient plus et de l'autre côté, l'atelier, c'est pareil. Il n'y a plus de toiture et la voiture a un peu explosé", raconte-t-elle à BFMTV. "Là on va reloger ma grand-mère qui n'a plus de maison et puis après on verra avec les assurances."
Filmé par des habitants de Mios, cet "épisode de vents très violents, de type tornade" a traversé la commune de 12.000 habitants "sur un couloir d'environ 500 m de large et 4 km de long", a précisé dans un communiqué le préfet de la Gironde.
Près de 150 sapeurs-pompiers sur place
Selon l'observatoire Keraunos, et selon les premières analyses, une cellule orageuse a quitté le bassin d'Arcachon à 11h55 et est entrée "progressivement dans une phase tornadique, avec un contact au sol estimé entre 12h05 et 12h10".
Immédiatement après le passage du phénomène qui a également entraîné la chute d'arbres et de branches, le plan communal de sauvegarde a été déclenché par le maire de Mios, Cédric Pain. "Pour toutes les personnes qui ne peuvent pas être logées chez elles, qui demandent, on a mis dès cet après-midi (samedi, NDLR) une salle" à disposition, explique-il. "On est capable de leur proposer un hébergement."
Près de 150 sapeurs-pompiers venus de tout le département étaient samedi sur place pour évacuer les habitations et bâcher les toitures endommagées. Ils n'ont en revanche pas eu à intervenir pour prendre en charge des habitants.
"Il y a des personnes qui sont choquées, qui sont traumatisées bien sûr par l'événement", expose le lieutenant-colonel Philippe Harguindeguy. "Mais en termes de blessures proprement dites ou de personnes qui ont été prises en charge en milieu hospitalier ou par nos soins, il n'y en a pas à déplorer et c'est un miracle."











