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Provence-Alpes-Côte d'Azur: un plan d'action pour améliorer la ponctualité sur les lignes de TER

BFM Marseille Francesco Carvelli avec Laurène Rocheteau
Un TER de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur en gare d'Antibes.

Un TER de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur en gare d'Antibes. - BFM Nice Côte d'Azur

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La région Provence-Alpes-Côte d'Azur, où les TER affichent le plus mauvaix taux de ponctualité en France, a annoncé mardi 24 septembre son plan pour améliorer la qualité de service aux voyageurs.

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur, mauvaise élève en termes de ponctualité de ses trains régionaux. Avec un taux de ponctualité de 84,7% en 2023 -le plus mauvais depuis 2014- la région est la plus touchée de France par ces retards sur les lignes de TER.

La région s'est rapidement défendue de ces nombreux retards, expliquant avoir dans la plupart des cas affaires à des causes "externes".

"Ça peut être des tempêtes, des accidents de personnes, la présence de sangliers sur les voies... Je crois qu'il ne s'est pas passé 15 jours, en 2023, sans a minima un choc anormal, un accident de personne, un bagage abandonné qui nécessite l'évacuation d'une gare..." énumère Delphine Couzi, directrice régionale TER Provence Alpes-Côte d'Azur à la SNCF.

Des lignes renforcées

Soucieuse de proposer aux usagers une qualité de service améliorée, la région a présenté ce mardi 24 septembre un plan d'action pour limiter ces retards. D'autant que le TER connaît aujourd'hui une hausse de fréquentation, avec 20% de voyageurs supplémentaires enregistrés entre 2019 et 2023. Rien que sur la période 2023-2024 est estimée une hausse de 11% du nombre de voyageurs dans les trains.

Dans le détail, la fréquence sera renforcée sur certaines lignes, notamment entre Marseille et Aix-en-Provence.

"On va avoir, dès le mois de décembre, une augmentation très significative avec, toute la journée, du train au quart d'heure", explique Jean-Pierre Serrus, vice-président de la région en charge des transports et de la mobilité durable.

La région a également renforcé certaines lignes des Alpes-Maritimes, avec deux rames supplémentaires sur le réseau de la Côte d'Azur. À Nice et Monaco, des pics d'affluence avaient notamment été observés au cours de l'été, avec 25% de fréquentation supplémentaire au mois de juillet par rapport à l'année 2023.

La région compte par ailleurs beaucoup de lignes à voie unique sur son territoire, ce qui engendre nécessairement d'importants retards en cas de problème sur la ligne. D'autant que la région n'a pas connu de travaux d'envergure sur son réseau ferré depuis la création de la LGV Paris-Marseille en 2001.

De la maintenance et de nouveaux aménagements

Avec son plan d'action, la région espère également travailler sur certaines causes extérieures liées à l'environnement: comme la prévention des feux de forêt, qui ont un impact important sur la circulation des trains lorsqu'ils se produisent aux abords des voies. La région avait ainsi prévu un budget, depuis 2020 et jusqu'en 2025, de 11 millions d'euros pour le traitement préventif de la végétation concernant les incendies.

Des opérations de maintenance et de nouvelles installations sont également prévues, comme la pose d'une clôture dans le Var pour éviter la présence d'animaux sur les voies, ou encore la modernisation du réseau, comme sur la ligne Miramas-Avignon.

L'objectif de ce plan est, à terme, de gagner quatre points supplémentaires sur le taux de ponctualité. "Si l'on part de 89,7% pour 2024, atteindre les 93%, 94% dans les prochaines années", ambitionne Karim Touati, directeur territorial Provence-Alpes-Côte d'Azur pour SNCF Réseau.

En plus de ces aménagements, les usagers pourront observer un changement notable dès l'année prochaine avec l'ouverture à la concurrence du réseau, qui verra notamment le renfort de lignes supplémentaires entre Marseille et Nice, et entre Cannes et Menton.