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Marseille: quatre policiers de la Bac présentés à un juge d'instruction pour "violences en réunion"

BFM Marseille Alexis Pluyette et Mélanie Vecchio avec Charlotte Lesage
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Quatre des six policiers en garde à vue de la Bac sont déférés devant un juge ce jeudi 20 juillet à Marseille. Il leur est reproché des "violences en réunion" sur un jeune homme, en marge des émeutes.

Quatre policiers de la brigade anti-criminalité ont été présentés à un juge d'instruction ce jeudi. Ils avaient été placés en garde à vue pour "violences en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique" sur un homme de 22 ans à Marseille.

"Des réquisitions de détention provisoire sont prises à l'encontre des intéressés", indique le parquet dans un communiqué.

Transférés au tribunal ce jeudi matin, ces policiers sont sortis de la préfecture de police, qui abrite l'IGPN, sous les applaudissements de collègues policiers.

Les gardes à vue des quatres fonctionnaires ont duré 48 heures. Ils sont soupçonnés d’avoir tiré avec un flash-ball sur un jeune homme de 22 ans, de l’avoir roué de coups et de l’avoir laissé pour mort sur un trottoir un soir de violences urbaines. La victime a été plongée plusieurs heures dans le coma après son agression.

Un tir de flash-ball à la tempe

Dans la nuit du 1er au 2 juillet, un jeune homme de 22 ans prénommé Hedi dit avoir été victime de violences de la part de policiers, en marge des émeutes qui secouaient la ville, ce soir-là.

Il assure avoir, notamment, reçu un tir de flash-ball à la tempe et avoir été laissé pour mort dans une ruelle. Selon son témoignage, d'abord livré à La Provence, les auteurs des violences seraient des policiers de la BAC.

Initialement, huit policiers ont été placés en garde à vue mardi dans les locaux de l'IGPN dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 5 juillet 2023 par le parquet de Marseille du chef de violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entrainé une ITT supérieure à 8 jours.

Une personne a été remise en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle.

Mercredi, six autres policiers étaient toujours en garde à vue. La garde à vue de l'un d'entre eux a été levée tard dans la soirée.