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Georges-François Leclerc, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, quitte son poste dix mois après son arrivée

BFM Marseille Francesco Carvelli
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Nommé le 20 janvier dernier, Georges-François Leclerc a été démis de ses fonctions à sa demande lors du conseil des ministres.

Dix mois et puis s'en va. L’actuel préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du département des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, quitte son poste. Une décision entérinée dans l'après-midi, à l'issue du conseil des ministres qui s'est tenu ce mercredi.

Le départ du préfet a été annoncé sur les réseaux sociaux par des élus marseillais dans la matinée.

Directeur de cabinet de plusieurs ministres dont Roselyne Bachelot et Catherine Vautrin, la mandature de Georges-François Leclerc en tant que préfet de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur a été marquée par plusieurs décisions importantes. Et ce dès les premières semaines lors de sa prise de fonction.

Avec le départ surprise du préfet de police Pierre-Edouard Colliex en mars 2025, la préfecture a acté un nouveau changement de gouvernance. En effet depuis 2013, une préfecture de police de plein exercice, détachée de celle de la Région, avait été mise en place. Une exception qui existait seulement à Paris. Georges-François Leclerc y avait mis fin cet été en récupérant cette fonction. Il justifiait cette décision afin "d'accélérer, unifier et simplifier la chaîne de commandement" au sein de l'institution d'État.

Une gestion contestée des incendies à Marseille, un coup d'arrêt pour la HSA

Autre moment marquant de son mandat: la gestion parfois critiquée des feux qui ont touché les Pennes-Mirabeau et l'ouest de Marseille le 8 juillet dernier. Plusieurs habitants de l'Estaque (15e arrondissement de Marseille) se sont interrogés sur l'arrivée tardive des secours alors que les flammes gagnaient du terrain dans l'après-midi. Face aux critiques, il a tenu a rappeller dans un communiqué, quelques jours plus tard, la temporalité des évènements.

"La totalité des décisions ont été prises afin de garantir et surtout de réussir à protéger la population. Les moyens engagés ont permis d’éviter le pire à l’occasion de cet événement, qui menaçait des milliers d’habitations et de personnes à Marseille. Aucune perte humaine, aucun blessé grave à déplorer", écrivait-il alors.

Puis, en septembre dernier, Georges-François Leclerc a mis un sérieux coup d'arrêt à l'un des projets phares de la ville de Marseille. Celui de la création de la halte soins addictions dans le centre-ville. Avec une prise de position tranchée. "Il y a une contradiction entre une stratégie qui repose sur les interpellations (...) et qui ne peut pas se réaliser. Si vous créez une halte soins addictions, cela veut dire que vous assumez que vous n'interpellerez pas dans la zone. Mon arbitrage est clair: la priorité est à la répression, expliquait-il le 25 septembre lors d'une conférence de presse.