Crise de l'énergie: l'agence régionale des HLM propose des mesures pour aider les locataires marseillais

Le montant des factures d'énergie ne cesse de flamber. Pour aider les locataires de logements sociaux à s'en acquitter, l'Agence régionale des HLM propose une série de mesures.
Parmi ces dernières, la hausse des APL et ka suspension du paiement de la Taxe intérieure de consommation du Gaz Naturel pour les bailleurs. Figurent également le renforcement et accélération du plan de rénovation énergétique de l'Etat pour atteindre 120 000 logements par an, ou encore une proposition pour favoriser la construction de panneaux photovoltaïques et au biogaz.
Des fonds énergie à disposition
Des mesures indispensables pour venir en aide aux habitants des logements sociaux, sur lesquels le coût de la hausse de l'énergie est répercuté directement ou indirectement, via les charges locatives.
"Les bailleurs sociaux se sont déjà mobilisés depuis de nombreux mois dans un premier temps sur l'appel à la sobriété pour éviter de trop consommer", assure Robin Hamadi, directeur de l'ARHLM Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse, au micro de BFM Marseille Provence.
"Ensuite, un certain nombre de bailleurs ont décidé de créer des fonds de solidarité, des fonds énérgie que les locataires peuvent mobiliser quand ils rencontrent des difficultés à payer leurs charges. Et, d'une manière générale, les bailleurs aussi ont un partenariat avec le fonds énergie d'Action logement qui vise, justement, à prendre en charge les difficultés financières que les locataires peuvent rencontrer", a-t-il ajouté.
Les retards de paiement de loyers en hausse
A l'heure actuelle, selon une étude nationale de l'Union Sociale pour l'Habitant USH, les abonnements et les consommations énergétiques représentent 63% des budgets des ménages.
Selon ces mêmes données, un locataire paie en moyenne 1450 euros de charges annuelles. Si la hausse du coût de l'énergie (électricité et gaz) renchérit de 50%, cela ferait passer les charges annuelles à 1907 euros.
Autre inquiétude, selon une étude de l'USH auprès de 200 organismes HLM en France, en décembre 2022, le nombre de ménages en retard de plus de 3 mois de paiement de leur loyer était en hausse de 10% par rapport à l'année précédente,













