Trump drague l'électorat hispanique et surprend en déclarant: "J'adore les immigrants"

Donald Trump fait un clin d'oeil - SAUL LOEB / AFP
Dans un entretien accordé à la chaîne américaine hispanophone Telemundo, diffusé jeudi, Donald Trump qui est officiellement entré en campagne pour sa réélection depuis la Floride mardi soir, drague l'électorat hispanophone et déclare, "J'adore les immigrants".
Accusé d'entrée par le journaliste qui l'interroge, d'être "très dur envers les immigrants", le président américain le coupe immédiatement et le corrige:
"Vous voulez dire, les immigrants clandestins. Car j'ai été très bon avec les immigrants."
Trump se dit populaire parmi l'électorat hispanique
"J'adore les immigrants. Ce pays repose sur les immigrants", insiste-t-il, disant même en vouloir davantage afin de pourvoir les nombreux emplois industriels qu'il assure avoir ramenés aux Etats-Unis depuis son élection en 2016.
Donald Trump souligne dans l'entretien - son premier à une télévision hispanophone - que le taux de chômage des Hispaniques n'a jamais été aussi bas dans l'histoire du pays et que sa cote de popularité auprès d'eux a progressé de dix-sept points.
La raison d'une telle popularité d'après lui? "Parce que je suis dur à la frontière. Les Hispaniques veulent de la fermeté à la frontière", avance le locataire de la Maison Blanche.
"Ils comprennent la frontière mieux que quiconque"
"Ils ne veulent pas de gens qui viennent prendre leurs emplois. Ils ne veulent pas que des criminels viennent, car ils comprennent la frontière mieux que quiconque."
Interrogé sur l'un de ses tweets du début de semaine, dans lequel il promettait d'expulser des "millions d'étrangers illégaux", Donald Trump répond que "beaucoup d'entre eux" ne sont pas forcément originaires d'Amérique latine mais aussi "de Chine et d'autres endroits du monde que vous ne pouvez même pas imaginer".
Enfin, saluant les efforts accomplis dernièrement par le Mexique pour arrêter l'immigration clandestine à destination des Etats-Unis, il estime que sa fermeté à l'encontre de Cuba et du Venezuela lui assurera en 2020 la sympathie de l'électorat hispanique.
"Nous allons nous occuper de Cuba comme il faut", promet-il. "Pas à la façon d'Obama, qui a été un désastre."













