BFM

Le tabagisme passif tue 600.000 personnes par an selon l'OMS

Un décès sur cent à travers le monde est imputable au tabagisme passif, qui tue quelque 600.000 personnes chaque année, estiment des chercheurs de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). /Photo d'archives/REUTERS/David Bebber/

Un décès sur cent à travers le monde est imputable au tabagisme passif, qui tue quelque 600.000 personnes chaque année, estiment des chercheurs de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). /Photo d'archives/REUTERS/David Bebber/ - -

Télécharger la nouvelle application BFM
Le monde selon Trump
par Kate Kelland LONDRES (Reuters) - Un décès sur cent à travers le monde est imputable au tabagisme passif, qui tue quelque 600.000 personnes chaque...

par Kate Kelland

LONDRES (Reuters) - Un décès sur cent à travers le monde est imputable au tabagisme passif, qui tue quelque 600.000 personnes chaque année, estiment des chercheurs de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans cette étude, la première à se pencher sur l'impact mondial de ce phénomène, les experts de l'OMS soulignent que les enfants sont plus exposés que n'importe quelle autre catégorie d'âge. Ils sont environ 165.000 à en mourir tous les ans.

"Deux tiers de ces décès surviennent en Afrique et en Asie du Sud", écrit l'équipe de chercheurs dirigée par Annette Pruss-Ustun dans ce rapport dont rend compte vendredi la revue scientifique britannique Lancet.

Le tabagisme passif est avant tout constaté à domicile, et se combine aux maladies infectieuses pour produire un cocktail mortel dans ces régions.

Les chercheurs de l'OMS ont analysé la situation dans 192 pays en 2004, année où les données sont relativement exhaustives.

Leurs conclusions, portant sur le monde entier, font état, cette année-là, de 40% d'enfants, 33% d'hommes et 35% de femmes - non fumeurs - exposés au tabagisme passif.

Le phénomène a provoqué selon eux 379.000 décès par maladies cardiaques, 165.000 décès par infections des voies respiratoires basses, 36.900 décès dus à l'asthme et 21.400 décès dus au cancer du poumon.

Dans son rapport, Annette Pruss-Ustun exhorte les autorités à renforcer les mesures anti-tabac qui peuvent selon elle réduire fortement le nombre de décès imputables au tabagisme passif dès la première année de leur application.

Dans des lieux où les règles anti-tabac sont en vigueur, les recherches montrent que le tabagisme passif peut être réduit de 60% en moyenne, et de 90% dans les endroits à haut risque comme les bars ou restaurants.

Jean-Stéphane Brosse pour le service français