Des migrants repoussés à coups de gaz lacrymogènes entre la Grèce et la Macédoine

Bloqués à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, plusieurs centaines de migrants tentent de passer en force. - Sakis Mitrolidis - AFP
Le tout pour le tout. Dans l’impasse, les migrants bloqués à la frontière entre la Grèce et la Macédoine tentent le passage en force. Après avoir enfoncé le cordon policier grec, environ 300 Irakiens et Syriens ont tenté ce lundi de détruire les barbelés au poste d’Idomeni, marquant la frontière avec la Macédoine. La police macédonienne a riposté en tirant des gaz lacrymogènes, les empêchant de passer. Sur les images, on aperçoit hommes, femmes et enfants se bouchant le nez et se retirant pour éviter une irritation des voies respiratoires.

Quelque 7.000 migrants sont toujours bloqués à la frontière entre les deux pays. "C’est quatre fois plus que la capacité maximale d’accueil", souligne Laëtitia Soudy, l’envoyée spéciale de BFMTV sur place. "Il n’y a donc pas assez de tentes pour tout le monde. Certains doivent dormir dehors, sous la pluie et dans le froid", rapporte la journaliste. Autre gros problème: la nourriture. "Il y a des files de plusieurs centaines de mètres pour avoir un peu de riz et d’eau", précise Laëtitia Soudy.
La Macédoine, première étape du périple
La Macédoine est le premier pays sur la route des Balkans. Celle-ci est empruntée par les migrants qui arrivent sur les îles grecques en provenance des côtes turques et qui veulent se rendre dans les pays d’Europe centrale et du Nord.
Mais la semaine dernière, des restrictions de circulation ont été imposées par l’Autriche, la Croatie, la Slovénie, membres de l’Union européenne, ainsi que par la Macédoine et la Serbie, qui ont limité le nombre de migrants autorisés sur leurs territoires. La Grèce a averti que près de 70.000 personnes risquaient d’être bloquées dans le pays en mars. En une semaine, près de 22.000 personnes se sont entassées du côté grec.











